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"Gilets jaunes" : comprenez-vous la violence de certains manifestants ?




"Gilets jaunes" : comprenez-vous la violence de certains manifestants ?
Un cortège de gilets jaunes à Lille, le 2 mars 2019

, publié le dimanche 17 mars 2019 à 07h00

Emmanuel Macron a quitté la station de ski de La Mongie où il passait le week-end pour rentrer à Paris, après le regain de violences observé samedi 16 mars dans la capitale.

Boutiques et restaurants pillés et incendiés sur les Champs-Elysées, affrontements avec les forces de l'ordre... Pour son acte 18, la mobilisation des "gilets jaunes" a été marquée samedi 16 mars par un très fort regain de violences à Paris, où plus de 230 personnes ont été interpellées. 

Des violences "inacceptables"

Le Premier ministre Edouard Philippe, venu apporter sur la grande avenue "son plus grand soutien" aux forces de l'ordre, a jugé "inacceptables" ces violences, estimant que "ceux qui excusent ou qui encouragent" de tels actes s'en rendent "complices".

Auparavant le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait promis "la plus grande fermeté" contre les "professionnels de la casse et du désordre" qui ont "infiltré les cortèges".Paris était annoncé comme l'épicentre de la contestation et pendant plusieurs heures tout s'est déroulé sur les Champs-Elysées. Autour de la place de l'Etoile, vers laquelle 10.000 manifestants avaient convergé, la tension est rapidement montée à partir 11h. 

Des vitrines détruites sur les Champs-Elysées

Des manifestants, pour beaucoup vêtus de noir, capuche ou casque sur la tête, lançaient pavés et pierres sur les forces de l'ordre, qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogènes. Sur les Champs-Elysées, des casseurs ont systématiquement détruit des vitrines et pillé de nombreux magasins. 

Dans l'après-midi, ils ont mis le feu à plusieurs enseignes, notamment celle du restaurant Fouquet's, avant une intervention des forces de l'ordre qui a ramené un calme relatif. Mais d'autres commerces - du modestes kiosques à journaux au maroquinier Longchamp - ont subi le même sort.

Des vacances présidentielles écourtées

 Emmanuel Macron a ainsi décidé de quitter la station de ski de La Mongie où il passait le week-end pour rentrer à Paris dans la soirée, après le regain de violence observé.

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