La question du jour :

Faut-il interdire les lanceurs de balles de défense ?




Faut-il interdire les lanceurs de balles de défense ?
Des CRS lors d'une manifestation de "gilets jaunes", à Paris, le 9 février.

, publié le dimanche 10 mars 2019 à 07h00

83 enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", lancé le 17 novembre 2018.

Le maire de la commune de Phalsbourg (Moselle), Dany Kocher, a pris un arrêté municipal interdisant l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) sur le territoire de la commune lors de la manifestation des "gilets jaunes" samedi 9 mars.

"C'est un arrêté symbolique, légalement je n'ai pas d'autorité sur les gendarmes", a-t-il expliqué. "Mais en tant que citoyen et observateur, je trouve que les réactions du gouvernement sont disproportionnées face aux manifestants", a poursuivi l'édile de cette commune de 5.000 habitants.

13.000 tirs de lanceurs de balles de défense en trois mois

Une décision justifiée par "l'appel fin févier du Conseil de l'Europe à suspendre l'usage des LBD en France" et "la requête de l'Onu qui sollicite une enquête sur l'usage excessif de la force dans le maintien de l'ordre", détaille le document.

Plus de 13.000 tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ont été enregistrés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" en novembre, et 83 enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours, a annoncé  Laurent Nuñez, au Sénat, jeudi 7 mars.



Au total, 2.200 manifestants ont été blessés, et près de 1.500 côté forces de l'ordre dans le cadre de la mobilisation des "gilets jaunes", selon cette même source.

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