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Faut-il interdire la fessée ?




Faut-il interdire la fessée ?
Le Sénat examine ce mercredi la question de l'interdiction des "violences éducatives"
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, publié le mercredi 06 mars 2019 à 07h00

Le Sénat s'empare à son tour de la question des "violences éducatives ordinaires", à l'occasion de l'examen d'un texte défendu par l'ancienne ministre socialiste Laurence Rossignol.

La question de la "fessée" est débattue ce mercredi 6 mars au Sénat, dans le cadre d'une "niche" parlementaire socialiste au cours de laquelle sera examinée une proposition de loi visant à "lutter contre les violences éducatives ordinaires". Ce texte constitue une nouvelle attaque contre baffes, gifles et fessées pour les enfants.L'Assemblée nationale a adopté fin novembre en première lecture une proposition de loi MoDem, également soutenue par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, visant à interdire les "violences éducatives ordinaires" à l'encontre des enfants. La portée de ce texte demeurait cependant largement symbolique.

"L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques"Cette fois, le Sénat va se pencher sur une autre proposition de loi, défendue par l'ex-ministre socialiste des Familles Laurence Rossignol, au message explicite: on peut élever des enfants sans les frapper ni les humilier.

Dans un débat en commission, les sénateurs ont déjà adopté un amendement proposant une nouvelle rédaction pour l'article unique de la proposition de loi.  Elle affirme que "l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques", une rédaction identique à celle de l'article premier du texte adopté par l'Assemblée nationale.Selon une étude de la "Fondation pour l'Enfance", 85% des parents français ont recours à des violences dites éducatives. Le vote par le Sénat d'un texte au contenu identique ne vaudrait pas adoption définitive : le texte devra d'abord passer par la "navette parlementaire" entre les deux chambres pour être validé, puis promulgué.

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