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Féminisation des noms de métiers : une bonne idée ?




Féminisation des noms de métiers : une bonne idée ?
Un dictionnaire "Le Petit Larousse illustré"

, publié le vendredi 01 mars 2019 à 07h00

Une "professeure", une "auteure" ou une "autrice"... Après avoir longtemps refusé de céder sur ce sujet, l'Académie française a donné son feu vert à la féminisation des noms de métier.

Jeudi 28 février, l'Académie française a adopté à "une large majorité" un rapport sur la féminisation des noms de métiers soulignant qu'il n'existait "aucun obstacle de principe" à la féminisation" des noms de métiers et de professions. "Celle-ci relève d'une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Âge", explique le texte adopté par les académiciens.

"S'agissant des noms de métiers, l'Académie considère que toutes les évolutions visant à faire reconnaître dans la langue la place aujourd'hui reconnue aux femmes dans la société peuvent être envisagées", indique le rapport rédigé par une commission présidée par l'historien Gabriel de Broglie, 87 ans, et composée de la romancière et essayiste Danièle Sallenave, du poète d'origine britannique Michael Edwards et de l'écrivaine et biographe Dominique Bona.

L'Académie française ne compte pas "dresser une liste exhaustive des noms de métiers et de leur féminisation inscrite dans l'usage ou souhaitable" ni "édicter des règles de féminisation des noms de métiers" en arguant que ce serait "une tâche insurmontable". "Il convient de laisser aux pratiques qui assurent la vitalité de la langue le soin de trancher", a indiqué l'Académie qui a retenu dans son rapport des mots jusqu'à présent honnis comme "professeure".


Dans une tribune publiée mercredi par La Croix, l'académicien Frédéric Vitoux, président de la Commission d'enrichissement de la langue française, estimait que l'Académie "n'est pas contre la féminisation des noms par principe".

L'Académie française compte actuellement seulement quatre femmes (élue à l'Académie en mai 2018, la philologue Barbara Cassin n'a pas encore été officiellement reçue sous la Coupole) contre 31 hommes. Elle compte un seul philologue (Michel Zink) dans ses rangs mais aucun linguiste ni aucun grammairien.

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