La question du jour :

Faut-il juger les jihadistes français en France ?




Faut-il juger les jihadistes français en France ?
Un soldat afghan devant un drapeau du groupe État islamique (illustration).

, publié le mardi 26 février 2019 à 07h00

Les 13 Français soupçonnés d'être des combattants du groupe jihadiste État islamique (EI) et remis par les forces arabo-kurdes de Syrie aux autorités irakiennes "seront jugés selon la loi irakienne", a déclaré le président irakien Barham Saleh, en visite à Paris, le 25 février.

Ces 13 Français "sont accusés d'avoir commis des crimes contre des Irakiens, des installations irakiennes en Irak", a précisé le président irakien. 



"Pour les Français majeurs détenus transférés" en Irak par les FDS (Forces démocratique syriennes), "ils relèvent d'abord des autorités de ce pays, à qui il revient de décider souverainement s'ils doivent faire l'objet de procédures judiciaires sur place", a renchéri Emmanuel Macron. 

"Ces personnes ont le droit de bénéficier de la protection consulaire, à ce moment notre réseau diplomatique sera mobilisé en ce sens", a-t-il cependant ajouté, expliquant qu'il pourrait alors confirmer leur identité.

"Éviter qu'ils se retrouvent dans la nature"

La France, frappée ces dernières années par des attentats revendiqués par l'EI et parfois planifiés depuis la Syrie, était jusqu'ici opposée au retour en France des jihadistes français. Mais, avec le départ annoncé des Américains, elle a dit désormais examiner "toutes les options", dont le rapatriement.

Il faut "éviter qu'un certain nombre de jihadistes se retrouvent dans la nature et se dispersent", a plaidé récemment à Bagdad la ministre française des Armées Florence Parly.

"Il vaut mieux les juger là où ils ont commis leurs crimes", avait estimé Thierry Mariani, mi-février, sur franceinfo. "C'est dangereux pour la France", a souligné le candidat Rassemblement national aux Européennes. Il préconise donc de faire comme "les Danois et les Britanniques qui ne les reprennent pas. Ils les laissent là où ils ont décidé d'aller".

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