La question du jour :

Arrêts maladie : faut-il un jour de carence pour tous ?




Arrêts maladie : faut-il un jour de carence pour tous ?
Le logo de l'Assurance maladie dans une agence à Arras, le 16 juin 2017.

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 22 février 2019 à 07h00

L'hypothèse d'un jour de carence obligatoire pour tous est l'une des recommandations préconisées par trois experts missionnés en septembre par Matignon pour enrayer la hausse du coût des arrêts maladie. 

Pour faire face à la hausse du coût des arrêts maladie, le Premier ministre Édouard Philippe a missionné en septembre trois experts. Jean-Luc Bérard, DRH du groupe Safran, Stéphane Oustric, professeur de médecine, et Stéphane Seiller, magistrat à la Cour des comptes ont remis mercredi 20 février leurs conclusions à Matignon dans lesquelles ils présentent neuf constats et vingt propositions.Parmi ces propositions, l'une d'elle retient tout particulièrement l'attention.

Il s'agit d'un jour de carence "d'ordre public", obligatoire pour tous et ne pouvant être indemnisé. 



Ce jour de carence obligatoire existe déjà dans la fonction publique. Dans le privé, les salariés ont théoriquement trois jours de carence. Toutefois, selon Le Figaro, beaucoup de salariés du privé voient leur jour de carences pris en charge "dans le cadre d'un accord de branche ou d'entreprise". 


La généralisation du maintien de salaire 

Afin de faire accepter une telle mesure, à laquelle sont hostiles les syndicats mais qui a le soutien des employeurs, les experts préconisent une contrepartie. Certains salariés bénéficient du maintien de salaire par leurs employeurs quand ils sont en arrêt maladie. Il s'agit de la subrogation de salaire. Ces employeurs se font ensuite rembourser par la sécurité sociale les indemnités journalières de leur salarié. Toutefois certains salariés n'en bénéficient pas et il leur faut parfois attendre plus d'un mois pour percevoir leurs indemnisations journalières. Le rapport suggère de généraliser le maintien de salaire par l'employeur en cas d'arrêt maladie. Selon les experts, la mesure pourrait bénéficier à 9 millions de salariés. 

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