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"Gilets jaunes" : le mouvement s'est-il radicalisé ?




"Gilets jaunes" : le mouvement s'est-il radicalisé ?
Une manifestation de gilets jaunes à Paris, dimanche 17 février.

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 18 février 2019 à 07h00

Après les débordements violents survenus lors de l'acte 14 des "gilets jaunes" samedi, plusieurs voix s'élèvent de nouveau pour réclamer l'arrêt des manifestations, voire leur interdiction. Pour Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, le mouvement s'est radicalisé.

L'acte 14 de la mobilisation des "gilets jaunes", samedi 16 février, a été marqué par les injures antisémites contre le philosophe et académicien Alain Finkielkraut à Paris et le caillassage d'un fourgon de police à Lyon.

Deux événements qui conduisent Agnès Buzyn, ministre de la Santé, à demander l'arrêt de la mobilisation dans la rue et de dénoncer une "radicalisation" de plusieurs manifestants.

"Le mouvement s'est profondément transformé. Il est en train de dériver. On voit la violence, de semaine en semaine, qui se radicalise, qui est contre les institutions de la République, l'Assemblée nationale, les ministères, les élus, (avec) des propos antisémites régulièrement. Ces manifestations doivent s'arrêter", a-t-elle déclaré dimanche 17 février sur LCI.

La fin des rassemblements est également demandé par Éric Ciotti. "Aujourd'hui, je dis que ce mouvement doit arrêter ces blocages, ces manifestations. (...) Quatorze samedis de violence, c'est beaucoup, c'est trop", insiste le député LR des Alpes-Maritimes, au micro de France Inter, tout en rappelant avoir "soutenu le mouvement des gilets jaunes".


Après trois mois de mobilisation, les gilets jaunes étaient des dizaines de milliers à défiler dans plusieurs villes de France. Le ministère de l'Intérieur a dénombré 41.500 manifestants en France dont 5.000 à Paris, des chiffres en recul par rapport à la semaine précédente mais régulièrement contestés par les "gilets jaunes" qui en ont compté plus du double (104.070).

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