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Européennes : faut-il décompter le temps de parole d'Emmanuel Macron ?




Européennes : faut-il décompter le temps de parole d'Emmanuel Macron ?
Emmanuel Macron à Etang-sur-Arroux, le 7 février 2019

Orange avec AFP-Services, publié le dimanche 17 février 2019 à 07h00

Le Rassemblement national a saisi le CSA pour "que le temps de parole d'Emmanuel Macron soit décompté dans le cadre de la campagne pour les élections européennes". D'autres initiatives de l'opposition vont dans ce sens.

Les longues prises de parole d'Emmanuel Macron dans le cadre du grand débat national doivent-elles être décomptées dans le cadre de la campagne LREM pour les élections européennes ? C'est la demande du Rassemblement national (RN) qui a saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel. "Je crois qu'Emmanuel Macron aujourd'hui est en campagne.

Il monopolise l'espace médiatique sur les chaînes d'info pendant six, sept, huit heures de manière continue en faisant énormément de blabla", a déclaré Jean-Lin Lacapelle, délégué national du RN, sur l'antenne de Franceinfo.

Depuis plusieurs semaines, l'opposition tire à boulets rouges contre les longs directs diffusés sur les chaînes d'info à chaque réunion publique du grand débat national où le président de la République s'invite. Elle l'accuse de mener une campagne électorale déguisée, avant les élections européennes du 26 mai. Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, a également saisi le CSA au sujet des interventions du président qui "monopolisent les antennes". Le député Alexis Corbière, de la France insoumise, a aussi demandé, à l'Assemblée nationale, que "le temps de parole du président se passe hors caméras" pour que le pluralisme soit "garanti". Des élus PS ont également indiqué vouloir s'assurer que les règles soient respectées.

Les interventions présidentielles dans le grand débat rentrent bien dans le calcul du temps de parole de l'exécutif, qui s'imposent aux chaînes de télé, généralistes ou d'info en continu, a rappelé vendredi 15 février le CSA auprès de l'AFP. "Les interventions du président sont soumises aux règles du temps de parole, lorsqu'il s'exprime dans la cadre du débat de politique national", avait-il expliqué. Une règle définie par le CSA dans sa délibération du 22 novembre 2017.


Seules les déclarations d'Emmanuel Macron, lorsqu'il s'exprime sur des sujets régaliens (par exemple, une allocution suite à un attentat), ne sont pas comptabilisées.

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