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Selon vous, faut-il réformer les niches fiscales ?




Selon vous, faut-il réformer les niches fiscales ?
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, le 9 janvier 2019 à l'Élysée.

, publié le mardi 05 février 2019 à 07h00

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, propose de remettre à plat les dispositifs en vigueur concernant les niches fiscales.

Le locataire de Bercy assume la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dans un entretien au Parisienlundi 4 février. "Vouloir taxer encore plus le capital, juste par idéologie fiscale, ça ne marche pas.

Ça ne donne même que de la pauvreté et du chômage", a-t-il affirmé auprès du quotidien. "D'autres sujets" existent, a-t-il souligné, citant les niches fiscales : "C'est 14 milliards d'euros, soit quatre fois plus que l'ISF !". "Et plus de la moitié de ces 14 milliards profite aux 9% des Français les plus riches". Gérald Darmanin a ainsi proposé que l'on "revienne dessus en diminuant le plafond global des niches, ou alors qu'on les mette sous conditions de ressources pour qu'elles profitent aux classes moyennes et populaires plutôt qu'aux plus aisés". 

Environ 450 niches fiscales

La réduction des niches fiscales est l'une des suggestions les plus populaires sur le site du "grand débat", lancé par Emmanuel Macron à la suite du mouvement des "gilets jaunes". Certains contributeurs appellent à une "remise à plat" des dispositifs en vigueur, afin de ne conserver que "celles qui sont une incitation forte au soutien économique". Selon la Cour des comptes, près de 450 niches fiscales existent actuellement en France, dont le crédit impôt recherche, l'aide à l'emploi à domicile ou l'abattement fiscal pour les journalistes. En 2018, le coût total de ces dispositifs s'est élevé à 100 milliards d'euros, selon Bercy.

Pas de réforme de l'impôt sur le revenu


Quant à l'impôt sur le revenu, Gérald Darmanin explique être "défavorable" à une éventuelle réforme. "Je rappelle que seuls 45% des Français sont imposables, et que les 10% les plus aisés payent déjà 70% du total de l'impôt sur le revenu!", a affirmé le ministre. Il a suggéré "qu'on envoie chaque année à tous les Français le coût réel des services publics qu'ils ont utilisés, sous la forme d'une simulation personnalisée", pour que chacun prenne "conscience de la façon dont leurs impôts sont employés".

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