La question du jour :

"Gilets jaunes" : le mouvement est-il relancé ?




"Gilets jaunes" : le mouvement est-il relancé ?
Manifestation de femmes "gilets jaunes", à Paris, le 6 janvier 2019.

, publié le lundi 07 janvier 2019 à 07h00

50.000 personnes ont manifesté dans toute la France samedi 5 janvier, contre 32.000 la semaine précédente.

Des femmes "gilets jaunes" ont repris dimanche 6 janvier le flambeau d'une contestation qui s'enracine. A Paris, Toulouse, Saint-Etienne ou Rennes, des centaines de femmes, parfois coiffées d'un bonnet phrygien, ont défilé en ciblant le chef de l'Etat --"Macron t'es foutu, les gonzesses sont dans la rue"-- et avec l'espoir de donner une image plus pacifique du mouvement qui fait vaciller l'exécutif depuis un mois et demi.

La veille, samedi 5 janvier, près de 50.000 personnes ont manifesté à travers la France, une hausse par rapport à la semaine précédente où 32.0000 "gilets jaunes" avaient défilé.

Un succès comptable pour les "gilets jaunes" après de précédentes mobilisations en demi-teinte.

Ça "donnait une impression de 17 novembre", s'est félicité Eric Drouet, sur Facebook, en référence à "l'acte I" qui avait réuni 282.000 personnes dans toute la France, selon les autorités.

Une nouvelle journée de mobilisation marquée par la violence

Mais les incidents parfois violents qui ont éclaté à Paris, Bordeaux ou Toulouse ont quelque peu éclipsé le message d'un mouvement qui ciblait initialement les prix des carburants et porte aujourd'hui des revendications plus larges comme le référendum d'initiative citoyenne (RIC).

A Paris, l'entrée du ministère du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a été défoncée par un engin de chantier, une caserne de gendarmerie a été dégradée à Dijon et un petit groupe de "gilets jaunes" a cassé une porte d'accès à la mairie à Rennes.



Un gendarme a également été violemment frappé sur une passerelle parisienne au-dessus de la Seine par un manifestant identifié comme un ex-boxeur professionnel par le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

Dans la nuit de samedi à dimanche, le péage autoroutier d'Agde (sortie 34 de l'autoroute A9) a par ailleurs été de nouveau pris pour cible et la députée de Vendée LREM Modem Patricia Gallerneau a dénoncé dimanche sur Facebook le "murage" de son garage par des "gilets jaunes".

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