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Êtes-vous choqué par l'intrusion dans le ministère de Benjamin Griveaux ?




Êtes-vous choqué par l'intrusion dans le ministère de Benjamin Griveaux ?
Des voitures de police stationnées devant le portail du ministère des Relations avec le Parlement, défoncé par un engin de chantier, le 5 janvier 2019.

, publié le dimanche 06 janvier 2019 à 07h00

Un engin de chantier a pénétré de force dans l'enceinte du ministère des Relations avec le Parlement.

C'est le coeur du pouvoir qui a été visé samedi 5 janvier 2019 par les "gilets jaunes" avec l'intrusion violente dans le ministère du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a dénoncé une "attaque inadmissible contre la République".

Des "gilets jaunes" et des "gens habillés en noir" ont "pris un engin de chantier qui était dans la rue" et "défoncé la porte du ministère" vers 16H15-16H30. Entrés dans la cour, ils ont "cassé deux véhicules, quelques vitres, et puis ils sont repartis". Les personnels présents ont été "mis en sécurité" et évacués.

Une telle intrusion dans un ministère est très rare. La dernière en date remonte à 1999 avec le saccage par des agriculteurs du bureau de Dominique Voynet au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement.

Une enquête ouverte

"Ce n'est pas moi qui ai été attaqué, c'est la République" et "la maison de France", a réagi le porte-parole du gouvernement. "C'est inacceptable et j'espère que les vidéos permettront d'identifier et de poursuivre les auteurs, et qu'ils seront très très durement condamnés", a-t-il ajouté, accusant les auteurs d'être les "ennemis de la démocratie".



Selon l'insoumis Juan Branco, ex-avocat de Jean-Luc Mélenchon, qui dit avoir été aux côtés des auteurs, ces manifestants étaient des "gilets jaunes lambda" qui, "à la violence du gouvernement", ont "répondu en investissant le lieu censé porter leurs mots".

La veille, Benjamin Griveaux avait déclaré que le mouvement des "gilets jaunes" était "devenu le fait d'agitateurs qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée au 3ème district de police judiciaire. Il n'y a pas eu pour l'instant d'interpellation.

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