La question du jour :

"Gilets jaunes" : Emmanuel Macron peut-il apaiser les tensions ?




"Gilets jaunes" : Emmanuel Macron peut-il apaiser les tensions ?
En déplacement au Tchad, le président de la République a appelé à faire régner "l'ordre et la concorde".

publié le lundi 24 décembre 2018 à 07h00

Dans une allusion aux débordements de "l'acte VI" des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a ajouté qu'"il est évident que les réponses judiciaires les plus sévères seront apportées".

Emmanuel Macron a déclaré samedi 22 décembre, en marge de sa visite aux militaires au Tchad, que "c'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde" à propos de la nouvelle journée de manifestation des "gilets jaunes".

Répondant à BFMTV, le chef de l'Etat, qui venait de réveillonner avec les soldats français sur la base militaire de N'Djamena, a expliqué que "le ministre de l'Intérieur a suivi les choses tout au long de la journée" et qu'il était "en contact avec lui".



"Un engagement sincère pour les causes collectives"

Dans une allusion aux débordements, Emmanuel Macron a ajouté qu'"il est évident que les réponses judiciaires les plus sévères seront apportées". Et d'ajouter : "c'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde. Notre pays a besoin de ça. Il a besoin de concorde, d'unité, d'un engagement sincère pour des causes collectives fortes et il faut apaiser les divisions", a-t-il dit.

Au cours de l'"acte VI" des "gilets jaunes", des débordements ont été observés : aux Champs-Élysées, des motards de la police ont été brièvement pris à partie par des manifestants, qui ont poussé à terre une de leurs motos et jeté des pavés et trottinettes. L'un des policiers a brièvement dégainé son pistolet. Et vendredi soir, un pantin à l'effigie du président Macron avait été décapité lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Angoulême.

"Il est hors de question de banaliser de tels gestes"

"Il est hors de question de banaliser de tels gestes qui doivent faire l'objet d'une condamnation unanime et de sanctions pénales", a ajouté dans son message le Premier ministre, Edouard Philippe. À trois jours de Noël, la mobilisation des "gilets jaunes" a fortement baissé samedi 22 décembre, de près de moitié par rapport à la semaine précédente, avec près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières.

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