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"Gilets jaunes" : le mouvement doit-il se poursuivre ?




"Gilets jaunes" : le mouvement doit-il se poursuivre ?
A trois jours de Noël, l'"acte VI" des "gilets jaunes" rassemblait samedi plusieurs dizaines de milliers de manifestants à travers le pays.

publié le dimanche 23 décembre 2018 à 07h00

Le mouvement des "gilets jaunes" ne cesse de s'essouffler avec des chiffres de mobilisation largement en baisse par rapport aux semaines précédentes.

A trois jours de Noël, l'"acte VI" des "gilets jaunes" rassemblait samedi 22 décembre plusieurs dizaines de milliers de manifestants à travers le pays.

Un chiffre largement en baisse par rapport aux semaines précédentes. Samedi en début d'après-midi, le ministère de l'Intérieur dénombrait 23.800 manifestants à travers le pays, contre 33.500 samedi dernier à la même heure.

A Paris, pour ce sixième samedi consécutif de mobilisation, la préfecture dénombrait 2.000 manifestants peu avant 16h, contre près de 4.000 à son maximum samedi dernier selon une source policière. Vers 16h30 dans la capitale, 109 personnes avaient été interpellées et sept placées en garde à vue dans ou en marge des manifestations, la plupart pour des "attroupements en vue de commettre des violences".



Une figure des "gilets jaunes" en garde à vue

Parmi les gardés à vue figure un des porte-voix des "gilets jaunes", Eric Drouet, 33 ans, chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne) qui avait contribué à lancer la mobilisation contre la hausse des carburants en novembre. C'est aussi lui qui avait appelé ce matin sur Facebook à se rassembler à Montmartre.

Samedi en fin d'après-midi, des "gilets jaunes" manifestaient encore sur les Champs-Elysées, mais loin des images d'avenue en état de siège d'il y a quelques semaines. La circulation y était relativement normale. Cafés, restaurants et magasins étaient ouverts, sauf quelques boutiques de luxe. Plusieurs blocages aux frontières avec l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne ont été observés, après un appel en ce sens de certaines figures du mouvement. Des manifestations de "gilets jaunes" perturbaient aussi le trafic routier.



Une mobilisation en recul

Depuis le pic du 17 novembre et les 282.000 manifestants recensés en France, la mobilisation est en baisse selon les autorités : 166.000 le 24 novembre, 136.000 les 1er et 8 décembre et 66.000 le 15 décembre.

Le Parlement a donné son feu vert vendredi 21 décembre à des mesures d'urgence annoncées pour répondre à la mobilisation populaire : défiscalisation des heures supplémentaires, exonération élargie de hausse de CSG pour des retraités et possibilité pour les entreprises de verser une "prime exceptionnelle" de 1.000 euros, exonérée de toutes cotisations sociales et d'impôt sur le revenu, pour leurs salariés rémunérés jusqu'à 3.600 euros.

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