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"Gilets jaunes" : Edouard Philippe doit-il démissionner ?




"Gilets jaunes" : Edouard Philippe doit-il démissionner ?
En plein mouvement des "gilets jaunes", la question du remplacement d'Edouard Philippe agite la classe politique.
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, publié le lundi 17 décembre 2018 à 07h00

Le mouvement des "gilets jaunes" a révélé de profondes divergences d'orientation entre Emmanuel Macron et son Premier ministre, Edouard Philippe.

Edouard Philippe vit-il ses derniers jours à Matignon ? La question d'un possible remplacement du Premier ministre agite la classe politique.

Pointé du doigt dans la gestion de la crise des "gilets jaunes", le chef du gouvernement a connu des jours meilleurs. "Grave, soucieux, fatigué", le décrit ainsi son ami juppéiste Dominique Bussereau dans les colonnes du Parisien. Si l'Elysée assure que "la force de ses relations avec Emmanuel Macron ne s'est jamais démentie au cours des mois qui se sont écoulés", un conseiller ministériel assure pourtant qu'"il ne peut plus rester à son poste".

Des noms qui circulent

Des noms circulent déjà dans les couloirs du pouvoir. Parmi eux, revient régulièrement sur le devant de la scène, celui de François Bayrou, soutien fidèle d'Emmanuel Macron. "Bayrou se lève tous les matins en se disant qu'il peut être Premier ministre. Mais Macron a dit à Bayrou qu'il fallait arrêter d'emmerder Philippe", rapporte un proche du chef de l'Etat au Journal du Dimanche.

Autre nom évoqué : celui du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Mais si un proche d'Emmanuel Macron explique au Journal du dimanche que "sa parole est rare car il est dans une posture de sagesse", un poids lourd de la majorité estime quant à lui que le ministre "est cuit".

Une mobilisation en recul

Qui d'autre pourrait rejoindre Matignon ? "Jean-Michel Blanquer est encore trop frais", souligne un proche du président pour Le Parisien. Quant à Xavier Bertrand, son entourage assure que le président de la région des Hauts-de-France n'a qu'une chose en tête : la présidentielle de 2022.

Rien ne semble encore bien défini alors que le mouvement des "gilets jaunes" semble s'être essoufflé samedi 15 décembre à Paris et en régions.



L'exécutif espère que la forte baisse de la mobilisation des "gilets jaunes" annonce la sortie d'une crise qui a fait trembler la Macronie. Et compte désormais sur la concertation pour apaiser cette colère sur la durée.

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