La question du jour :

"Gilets jaunes" : la concertation politique peut-elle aider à résoudre la crise ?




"Gilets jaunes" : la concertation politique peut-elle aider à résoudre la crise ?
Un "gilet jaune" appelle à la démission d'Emmanuel Macron, le 1er décembre 2018 (illustration).

, publié le mardi 04 décembre 2018 à 07h00

Face à l'ampleur du mouvement des "gilets jaunes", le gouvernement doit annoncer dès cette semaine de "nouvelles mesures".

La semaine s'annonce cruciale pour le gouvernement.

Edouard Philippe annoncera de nouvelles "mesures" après les consultations qu'il mène cette semaine face à la crise des "gilets jaunes" afin "de permettre le déroulement serein" de la concertation de trois mois voulue par l'exécutif, a annoncé Matignon lundi. Après la réception des chefs de partis représentés au Parlement lundi décidée après les graves violences du week-end à Paris, le Premier ministre recevra mardi après-midi un collectif de "gilets jaunes" prêt à discuter avec l'exécutif, a annoncé Matignon dans un communiqué.

Le gouvernement annonce également un débat à l'Assemblée nationale mercredi et au Sénat jeudi, en vertu de l'article 50-1 de la Constitution, c'est-à-dire sans engager sa responsabilité. Matignon n'a pas précisé dans l'immédiat si ce débat donnerait lieu ou non à un vote. La quasi-totalité des élus locaux reçus par Édouard Philippe jeudi avaient réclamé un nouveau "geste" de l'exécutif face à la mobilisation des "gilets jaunes", afin que la concertation de trois mois annoncée par Emmanuel Macron puisse avoir lieu de façon "sereine" et "apaisée".



"Avant Noël, il y a une urgence à répondre afin d'avoir un débat serein et pas aigri, parce qu'on n'a pas répondu à des urgences qui sont la fin du mois, voire pour certains le 20 du mois", avait notamment jugé le maire PCF de Grigny, Philippe Rio, vice-président de l'association d'élus Ville & Banlieue. "Si on veut que le débat se fasse, dans de bonnes conditions, il faut commencer par faire un geste. La balle est dans le camp du gouvernement", avait également affirmé le député PS Christophe Bouillon, président de l'Association des petites villes de France (APVF).

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