La question du jour :

Transition énergétique : Emmanuel Macron vous a-t-il convaincu ?




Transition énergétique : Emmanuel Macron vous a-t-il convaincu ?
Emmanuel Macron à l'Elysée le 27 novembre 2018.

, publié le mercredi 28 novembre 2018 à 07h00

Face aux revendications des "gilets jaunes", le chef de l'Etat a annoncé un certain nombre de mesures.

Ce mardi, Emmanuel Macron a fait de premières annonces visant à atteindre l'objectif gouvernemental de ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité d'ici 2035, contre 71,6% en 2017. "Nous devons entendre les protestations d'alarme sociale" mais "sans renoncer à nos responsabilités" car "il y a aussi une alarme environnementale", a lancé le chef de l'Etat.



"Fin du mois" et "fin du monde", "nous allons traiter les deux", a par ailleurs assuré Emmanuel Macron, en promettant un mécanisme visant à éviter les pics des prix sur les carburants ainsi qu'une vaste "concertation de terrain" sur la transition écologique.

Après dix jours de grogne des "gilets jaunes" contre la perte de pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur les carburants, le président de la République a annoncé que leur fiscalité serait adaptée aux fluctuations des prix afin d'en limiter l'impact pour les Français qui utilisent beaucoup leur voiture.

Des "gilets jaunes" pas convaincus

"En cas de nouveau pic des prix, le gouvernement pourra décider de suspendre ou réduire la hausse de fiscalité intervenue en début d'année, pour ne pas aggraver inutilement la hausse déjà forte du prix à la pompe. En application de ce mécanisme, la hausse de la fiscalité aurait été suspendue entre juillet et octobre 2018, réduisant le prix à la pompe", a expliqué Matignon.



Emmanuel Macron a également confirmé que la part du nucléaire serait ramenée à 50% de la production d'électricité à l'horizon 2035, contre un objectif initial à 2025 dans la loi de transition énergétique.

Des "gilets jaunes" ont immédiatement rejeté ce discours. "Macron garde le cap, nous aussi", clamaient mardi une cinquantaine de manifestants des Côtes-d'Armor. Côté politique, seul le MoDem saluait le "nouveau prisme" donné par le président "pour regarder notre avenir".

L'écologiste Yannick Jadot, un des rares politiques à soutenir la hausse de la fiscalité des carburants proposée par le gouvernement, s'est ainsi dit "stupéfait" du manque d'annonces sociales.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.