La question du jour :

Nicolas Hulot devrait-il revenir en politique ?




Nicolas Hulot devrait-il revenir en politique ?
Nicolas Hulot sur le plateau de "L'Émission politique" de France 2 le 22 novembre 2018.

, publié le vendredi 23 novembre 2018 à 07h00

Nicolas Hulot ne "regrette pas" d'avoir démissionné de son poste de ministre de la Transition écologique, a-t-il assuré jeudi soir sur France 2, pour son retour médiatique trois mois après son départ du gouvernement.

Trois mois après sa démission surprise du gouvernement, Nicolas Hulot est sorti de son silence jeudi soir 22 novembre sur le plateau de "L'Émission politique", en pleine crise des "gilets jaunes" qui contestent la taxe carbone chère à l'ex-ministre de la Transition écologique.

L'ex-animateur télé, redevenu la personnalité politique préférée des Français selon des sondages, a assuré sur France 2 qu'il ne regrettait pas d'avoir démissionné. "Je n'ai pas regretté, d'autant que je crois que cette décision a été comprise et que j'ai le sentiment qu'elle a provoqué une forme de sursaut", a-t-il dit.

"J'ai vu beaucoup d'initiatives, des gens dire 'on est là, on va prendre le relais'".

"Et puis il y a un certain nombre de messages qui sont sortis de ma bouche, en disant 'il faut acter que le problème c'est le modèle dominant'", a-t-il ajouté. Alors "non, aucun regret, mais une tristesse car j'avais beaucoup d'espoir dans cette diversité gouvernementale, je trouvais que c'était un gage de succès". "Je n'avais peut-être pas suffisamment de distance et de détachement pour accepter qu'on y aille à petits pas", a poursuivi l'ex-ministre. Mais "ce qui m'intéresse ce n'est pas ce qu'on n'a pas fait hier, mais ce qu'on peut faire ensemble, aujourd'hui".

Sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle ? Il a balayé la question posée par Thomas Sotto : "Hulot 2022 ? C'est un fantasme de journaliste (...) Ça n'intéresse que vous."



"Il faut un accompagnement social digne de ce nom"

Nicolas Hulot a réclamé un "accompagnement social digne de ce nom" de la hausse de la taxe carbone dénoncée par les "gilets jaunes". "Je l'ai défendue (la taxe carbone) et je l'assume. Mais je l'assume à partir du moment où on la met en oeuvre avec une dimension et un accompagnement dignes de ce nom. C'est ce qui a manqué, il faut le dire", a déclaré l'ancien ministre de la Transition écologique trois mois après avoir annoncé sa démission surprise du gouvernement.

"Je l'ai dit à l'époque, et ce n'est un secret pour personne, il y a des contraintes budgétaires qui n'ont pas permis ou en tout cas pas convaincu le gouvernement d'augmenter cet accompagnement social, il va le faire je l'espère maintenant", a poursuivi Nicolas Hulot, confronté à un représentant du mouvement des "gilets jaunes" en duplex depuis Saint-Brieux.

"Il faut un accompagnement social digne de ce nom", a-t-il insisté.

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