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Êtes-vous favorable au service national universel ?




Êtes-vous favorable au service national universel ?
Le Premier ministre Édouard Philippe à l'ouverture des concertations sur le service national universel, à Avignon le 13 septembre 2018

Orange avec AFP, publié le mardi 20 novembre 2018 à 07h00

Le service national universel pourrait connaître une première cohorte de quelques centaines de jeunes, dès le mois de juin prochain avec seulement des volontaires, a fait savoir Gabriel Attal, le nouveau secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation.

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le service national universel (SNU) devrait voir le jour en 2019. Une phase "pilote" pourrait être lancée en juin prochain avec quelques centaines de jeunes volontaires, a annoncé Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation.



Le secrétaire d'État affirme dans un entretien accordé au Parisien qu'il veillera à ce que ces jeunes soient "représentatifs de la jeunesse française", issus de milieux sociaux différents, avec des lycéens, des apprentis, des actifs et des décrocheurs scolaires. Ces premiers participants seront répartis sur une dizaine de départements pilotes. L'entrée en vigueur du SNU obligatoire n'a pas encore été fixé, précise-t-il. Un premier rapport évoquait 2026 "mais nous étudions des options plus rapides".



1,7 milliard d'euros par an ?

Le dispositif final devrait s'articuler autour de deux phases. La première sera une "phase de cohésion", obligatoire et d'une durée d'un mois maximum à l'âge de 16 ans environ. Elle comprendra une "intégration" de 15 jours en hébergement collectif. Elle sera suivie d'un temps d'engagement de 15 jours en petits groupes. Cette séquence se déroulera en partie pendant les vacances scolaires.

Une seconde phase facultative avant 25 ans, d'une durée de trois à douze mois, permettra à ceux qui le souhaitent de "s'engager davantage encore" dans "des domaines aussi variés que la défense, l'environnement, l'aide à la personne, le tutorat, la culture", selon les propos de Jean-Michel Blanquer l'été dernier. L'actuel service civique sera l'un des moyens d'accomplir cette phase.

Ce SNU est vivement critiqué par plusieurs organisations représentatives de la jeunesse, dont les syndicats d'étudiants, la Fage et l'Unef, qui s'interrogent sur son caractère obligatoire et surtout sur son coût, estimé, au plus bas, à 1,7 milliard d'euros par an. "Le coût va dépendre de l'arbitrage qu'on est en train de rendre avec le président de la République", a temporisé sur RTL le secrétaire d'État.

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