La question du jour:

"Gilets jaunes" : le gouvernement a-t-il raison de "maintenir son cap" ?




"Gilets jaunes" : le gouvernement a-t-il raison de "maintenir son cap" ?
Des "gilets jaunes" réunis à Caen, le 18 novembre 2018.

Orange avec AFP, publié le lundi 19 novembre 2018 à 07h00

Invité du 20 Heures de France 2 dimanche 18 novembre, le Premier ministre Édouard Philippe a dit avoir "entendu" le "ras-le-bol fiscal" et le "sentiment d'abandon" des "gilets jaunes".

Au lendemain de la mobilisation des "gilets jaunes", le chef du gouvernement a assuré dimanche avoir entendu la "colère" et la "souffrance" mais veut maintenir le "cap", alors que blocages et barrages filtrants se sont poursuivis dans plusieurs régions et persistent lundi.



"Un gouvernement qui changerait de pied en permanence, qui zigzaguerait au gré des difficultés, (...) ne conduirait pas la France là où elle doit être conduite", s'est justifié le chef du gouvernement, invité du journal de 20 heures de France 2.

Le Premier ministre a de nouveau affiché les engagements pris par Emmanuel Macron de faire baisser les prélèvements obligatoires et de mieux rémunérer le travail, quitte à davantage taxer la pollution.

"Le cap que nous avons fixé est bon"

"Le cap que nous avons fixé, il est bon et nous allons le tenir", a-t-il affirmé, tout en assurant avoir entendu la "colère", "la souffrance", "l'absence de perspectives", "le sentiment de déclassement et peut-être même d'abandon" des quelque 290.000 personnes qui ont manifesté samedi contre les hausses de taxes sur les carburants.

Dimanche, la mobilisation était plus faible mais de nombreux barrages filtrants ou blocages étaient signalés, à des ronds-points ou sur des axes autoroutiers. "La liberté de manifestation, ce n'est pas l'anarchie", a rappelé Édouard Philippe au sujet des débordements.

Si les gilets jaunes n'ont pas réussi à paralyser la France, tout le territoire a été touché durant le week-end par leurs actions, organisées en dehors des partis et des syndicats.

Selon un sondage publié par le Journal du dimanche, 62% des Français jugent qu'il faut "donner la priorité au pouvoir d'achat quitte à aller moins rapidement sur la transition énergétique" dans les prochaines années.

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