La question du jour:

"Gilets jaunes" : participerez-vous aux blocages du 17 novembre ?




"Gilets jaunes" : participerez-vous aux blocages du 17 novembre ?
Des "gilets jaunes" venus manifester devant la mairie de Reims évacués par des CRS le 6 novembre 2018.

Orange avec AFP, publié le mercredi 14 novembre 2018 à 07h00

Les appels à la mobilisation ont été lancés partout en France pour protester contre la hausse des prix des carburants et plus généralement du coût de la vie. Le mouvement des "gilets jaunes", constitué de centaines d'initiatives locales, prévoit de nombreux blocages samedi 17 novembre.

Les "gilets jaunes" ? Ce sont ces automobilistes qui posent leur gilet jaune sur le tableau de bord de leur voiture en signe de ralliement au mouvement.





Alors que des centaines de collectifs de citoyens ont vu le jour, Christophe Castaner a dit sa fermeté mardi 13 novembre sur BFMTV et a prévenu que les forces de l'ordre interviendront pour lever "tout blocage total". "Je demande qu'il n'y ait aucun blocage total. (...) Partout où il y aura un blocage, et donc un risque pour les interventions de sécurité et aussi la libre-circulation, nous interviendrons", a déclaré le ministre de l'Intérieur. "Nous interviendrons d'abord par la discussion et ensuite nous rendrons la libre-circulation", a-t-il poursuivi.



Le site blocage.17novembre.com regroupe les initiatives et essaient de coordonner le mouvement. Les organisateurs appellent à des manifestations mais surtout à des blocages comme la page Facebook "Blocage 17 novembre 2018", qui se présente comme "la page officiel de mise en relation des organisateurs pour la journée du 17 novembre 2018". Le mouvement est par ailleurs présenté comme apolitique : "nous précisons que nous faisons partie d'aucune organisation (ou parti politique). Cet événement vient du peuple français uniquement !"



À quatre jours de l'appel lancé par des collectifs de citoyens contre la hausse des prix des carburants, l'ampleur du mouvement reste difficile à prédire. Coagulera-t-il le mécontentement accumulé autour du pouvoir d'achat en général ? "Même si c'est irrationnel, c'est réel", a estimé Christophe Castaner à propos du mouvement, en notant qu'avec le repli des cours mondiaux du brut, les prix à la pompe refluent. "Très peu" d'organisateurs ont déclaré en préfecture les manifestations prévues, s'est-il aussi inquiété, ce qui complique d'autant les pronostics quant à la participation et, selon le gouvernement, fait peser des risques sur la sécurité des personnes.

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