La question du jour :

Macron a-t-il réussi son itinérance mémorielle ?




Macron a-t-il réussi son itinérance mémorielle ?
Emmanuel Macron à Compiègne, le 10 novembre 2018

, publié le dimanche 11 novembre 2018 à 07h00

Le président a sillonné le nord et l'est de la France pour son itinérance mémorielle dans le cadre du centenaire de la signature de l'Armistice de la Première guerre mondiale.

La grande cérémonie devant la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris, dimanche 11 novembre, constitue le point d'orgue d'une semaine de commémorations du centenaire de la signature de l'Armistice de la Première guerre mondiale. En présence d'Emmanuel Macron, des dizaines de chefs d'État ou de gouvernement seront au rendez-vous, tout comme de nombreuses délégations étrangères.

L'événement sera suivi du "Forum de Paris sur la paix", qui s'ouvrira dans le nord de la capitale, à la grande halle de la Villette.

Cette journée met par la même occasion un terme à l'itinérance mémorielle organisée menée durant toute la semaine par Emmanuel Macron. En déplacement dans le nord et l'est de la France, le chef de l'État a rendu hommage aux soldats et victimes de la Grande guerre. Samedi 10 novembre, il se trouvait avec la chancelière allemande sur le site de la signature de l'Armistice en novembre 1918.



Mais le président de la République a aussi été confronté à de nombreuses polémiques, de la hausse du prix des carburants à ses propos sur l'hommage au maréchal Philippe Pétain, durant son périple et a dû faire face à la presse, aux interpellations de Français mécontents et aux critiques de l'opposition. Emmanuel Macron a aussi profité de cette semaine pour multiplier les déclarations auprès des médias, que ce soit lors de points presse organisés sur les lieux des commémorations ou dans le cadre de longues interviews.

Du côté de l'Élysée, on réfute toute idée de parasitage. "Les âmes chagrines retiendront Pétain, les optimistes retiendront le milliard d'euros investi à Maubeuge (sur un site Renault) et les centaines d'emplois", a défendu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur Public Sénat, estimant qu'"on peut à la fois conduire un devoir de mémoire" et dialoguer avec ces territoires du Nord et de l'Est qui ont connu "des phases difficiles de désindustrialisaion".

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