La question du jour:

Êtes-vous convaincu par le remaniement ?




Êtes-vous convaincu par le remaniement ?
Emmanuel Macron à Paris, le 16 octobre 2018.

Orange avec AFP, publié le mercredi 17 octobre 2018 à 07h00

"Tout ça pour ça". Si le remaniement est large, il est sans coup d'éclat.

Il ne marque pas de rupture et ne devrait enrayer l'impopularité chronique du président.

Aucun changement de cap mais la promesse d'améliorer le quotidien des Français, de rassembler plus largement et de moins "choquer". Quelques heures après le remaniement, Emmanuel Macron s'est expliqué dans une allocution depuis l'Élysée, mardi 16 octobre.

Le chef de l'État a voulu faire comprendre le "sens profond" de son action, après avoir procédé mardi au premier remaniement d'ampleur du quinquennat, en nommant au gouvernement huit nouveaux membres et un proche, Christophe Castaner, à l'Intérieur, sans véritable coup d'éclat.


L'opposition a immédiatement fustigé sur Twitter un discours coupé de la réalité. "Intervention complètement surréaliste ! Un discours pompeux totalement coupé des réalités que vivent les Français. À quand le prochain #remaniement !?", a tweeté l'ancien allié de Marine Le Pen à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan. Emmanuel Macron "bavarde sur un mode paroissial et parle de tout sauf du nouveau gouvernement qu'il a mis 15 jours à constituer. La fin s'avance", a relevé pour sa part le chef de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale).

Et pour le chef du PS Olivier Faure, "un pseudo mea culpa, des grands principes sans aucun contenu opérationnel... un clivage artificiel pour les Europeennes... Un replâtrage ministériel. C'est +à bout de souffle+ sans la nouvelle vague!".

"MECANO GOUVERNEMENTAL"

Après 15 jours d'attente depuis la démission fracassante du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, cette équipe doit donner un nouvel élan après un été et une rentrée chaotiques, marqués par l'affaire Benalla et le départ surprise de Nicolas Hulot. Ce "mecano gouvernemental" ne "marque pas vraiment un rééquilibrage à gauche", souligne Bruno Cautrès, du Cevipof. "Permettra-t-il à Emmanuel Macron de combattre l'impopularité? Je n'en suis pas sûr".

Sans nouvelle personnalité connue, le principal changement est la nomination de Christophe Castaner au ministère de l'Intérieur. Ce fidèle des fidèles du président, qui va quitter la tête de La République en Marche (LREM), sera épaulé par un expert de la sécurité, Laurent Nuñez, actuel directeur de la DGSI (Direction générale de la Sécurité intérieure).

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