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Selon vous, y a-t-il trop d'hommages nationaux ?




Selon vous, y a-t-il trop d'hommages nationaux ?
La cérémonie d'hommage à Charles Aznavour, vendredi 5 octobre, aux Invalides à Paris.

, publié le samedi 06 octobre 2018 à 07h00

Le nombre d'hommages nationaux a augmenté ces dernières années. Depuis sa prise de fonctions en 2017, Emmanuel Macron a procédé à six cérémonies de ce type.

À Paris, vendredi 5 octobre, la France a adressé un dernier au revoir à Charles Aznavour.

En présence du chef de l'État Emmanuel Macron, le monument de la chanson française, décédé quatre jours plus tôt à l'âge de 94 ans, a eu droit à un hommage national aux Invalides. "Charles Aznavour est devenu naturellement, unanimement un des visages de la France", a déclaré le président de la République, dans son éloge funèbre.



Plus de 2.000 personnes étaient venues assister à cette cérémonie officielle, comme cela fut le cas pour d'autres personnalités, Simone Veil et Jean d'Ormesson. Un hommage pas assez populaire aux yeux de certains, plusieurs mois après l'adieu à Johnny Hallyday en présence d'une immense foule dans les rues parisiennes. Pour faire taire la polémique, l'Élysée a précisé que la famille, présente au premier rang, avait voulu cet hommage républicain et officiel, en présence des autorités arméniennes et ouvert au public. Un écran géant avait aussi été installé à l'extérieur.

Comme le souligne le journal Le Parisien, le nombre d'hommages nationaux a augmenté ces dernières années. Depuis sa prise de fonctions en 2017, Emmanuel Macron a procédé à six cérémonies de ce type : pour le soldat Albéric Riveta mort au Mali, Simone Veil, Jean d'Ormesson, le policier Arnaud Beltrame tué lors de l'attentat de Trèbes, le cinéaste Claude Lanzmann et donc Charles Aznavour. François Hollande en a organisé huit durant son mandat entre 2012 et 2017, notamment pour les nombreuses victimes d'attentats. À titre de comparaison, Nicolas Sarkozy n'a accordé que deux hommages nationaux (Pierre Schoendoerffer et Philippe Séguin), soit un de plus que Jacques Chirac (l'Abbé Pierre, Jacques Chaban-Delmas et Jacques-Yves Cousteau).

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