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Candidature à Barcelone : Valls doit-il démissionner ?




Candidature à Barcelone : Valls doit-il démissionner ?
Manuel Valls à Paris, le 24 mars 2018.

Orange avec AFP, publié le samedi 22 septembre 2018 à 07h00

Une pétition pour réclamer la démission du député de l'Essonne apparenté La République en marche (LREM), potentiellement candidat à la mairie de Barcelone, avait recueilli 11.500 signatures vendredi soir.

Manuel Valls sera-t-il candidat à la mairie de Barcelone ? L'ex-Premier ministre français, né dans la capitale catalane mais naturalisé français, multiplie depuis des mois les voyages en Espagne, participant à de nombreux débats et manifestations politiques pour dénoncer le séparatisme en Catalogne. Il annoncera mardi 25 septembre sa décision.

Alors que son ancienne adversaire aux élections législatives dans l'Essonne, Farida Amrani a lancé une pétition pour exiger sa démission, des appels similaires se multiplient.

"C'est un homme cohérent qui a le sens des responsabilités. J'ai donc peu de doute sur sa décision dès lors qu'il aura fait son choix sur la candidature. Il faut lui faire confiance", a affirmé l'ancien conseiller de Manuel Valls, Harold Hauzy, interrogé par l'AFP. L'ex-Premier ministre avait "porté et défendu la loi sur le non-cumul des mandats dans le quinquennat précédent en tant que ministre de l'Intérieur", a rappelé M. Hauzy, fondateur d'Objet H, cabinet de conseil en stratégie de communication.


Manuel Valls, qui avait été réélu en 2017 dans sa circonscription d'Evry (Essonne), va annoncer mardi s'il brigue la tête de la deuxième ville d'Espagne. "Il est plus correct vis-à-vis des électeurs qu'il démissionne dès sa déclaration de candidature", a affirmé auprès de l'AFP la députée PS Cécile Untermaier, dans le sillage de la présidente des élus socialistes à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault. "On ne peut pas être élu de la République française et en même temps mener une campagne à Barcelone", avait estimé cette dernière dimanche sur France 3.

Même constat pour Marie Lebec, députée de la majorité LREM que Manuel Valls avait rejointe en juin 2017 après avoir quitté le PS. "Il sait qu'il faudrait qu'il démissionne. On en avait discuté et il m'avait dit qu'il n'y allait pas pour perdre, donc lui-même sait qu'il prendra cette décision" de quitter l'Assemblée, a expliqué Mme Lebec à l'AFP.

"S'il est bien candidat, il est indispensable sur le plan démocratique qu'il annonce aussi sa démission de ses fonctions de député et d'élu municipal d'Evry et que des élections législatives soient convoquées", a tweeté le député LFI Alexis Corbière.

"Cela fait depuis avril qu'il réfléchit à sa candidature à Barcelone. Cette situation n'a que trop duré. C'est une situation intenable!", a dit à l'AFP l'ex-rivale de Manuel Valls aux élections législatives, Farida Amrani (LFI), dont la pétition pour réclamer la démission de l'ex-Premier ministre a recueilli 11.500 signatures.

La démission de M. Valls devrait logiquement entraîner une législative partielle.

Le chef de file des députés Insoumis Jean-Luc Mélenchon a cependant accusé vendredi soir sur Twitter la "macronie" de "magouille(r)" pour l'éviter. Interrogée par l'AFP, Mme Amrani a affirmé avoir des "échos" selon lesquels M. Valls pourrait être nommé maire adjoint d'Evry, ce qui permettrait à sa suppléante d'occuper son siège sans passer par l'élection. "Penser qu'il pourrait, alors qu'il fait un choix de vie, être dans une magouille c'est bien mal le connaître", a répliqué le cabinet du maire d'Evry, Francis Chouat.

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