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Impôts : faut-il reporter le prélèvement à la source ?




Impôts : faut-il reporter le prélèvement à la source ?
Le prélèvement de l'impôt sur le revenu doit se faire à la source à partir du 1er janvier 2019. (Illustration)
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, publié le vendredi 31 août 2018 à 07h00

L'entrée en vigueur du prélèvement à la source au 1er janvier n'est plus certaine : Emmanuel Macron a annoncé jeudi 30 août qu'il attendait "des réponses précises" avant de décider, après des mois de préparation du pays à cette réforme majeure.

"J'ai plutôt l'intention de conduire cette réforme à son terme, mais j'ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale", a expliqué le président au cours d'une conférence de presse à Helsinki en Finlande. "J'ai besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place", a-t-il ajouté.

"On sait qu'il peut y avoir des couacs"

Dimanche, le Premier ministre Édouard Philippe avait déjà semé le doute en promettant de faire "le point" d'ici quelques semaines.

Lancée sous le quinquennat précédent, la réforme, qui va concerner près de 38 millions de foyers fiscaux, avait déjà été retardée d'un an par le gouvernement d'Edouard Philippe à son arrivée. L'impôt sera collecté directement sur les salaires ou les retraites, et non plus acquitté un an après comme c'est le cas actuellement.

Depuis plusieurs jours, les contribuables voient arriver dans leur boîte aux lettres leur avis 2018 assorti d'un taux d'imposition qui leur sera applicable à compter de janvier 2019. "La modernisation de l'impôt est une chose positive qui doit être soutenue par l'ensemble de l'opinion publique" et il faut s'assurer "qu'il n'y ait pas de bug informatique", a expliqué sur CNews le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, à la suite de la déclaration du chef de l'État.



"Le président de la République sait que c'est une réforme importante qui peut semer le trouble. On sait qu'il peut y avoir des couacs", a souligné sur BFMTV le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner. "Et Gérald Darmanin répond que tout va bien se passer (...) Il va apporter toutes les réponses dont le président de la République a besoin. C'est un sujet sur lequel il faut rassurer", a-t-il ajouté.

La direction générale des finances publiques (Dgfip) a enfoncé le clou jeudi dans un tweet assurant que le "calendrier serait tenu", assorti d'un hashtag 'gauloispasréfractaire', en un clin d'oeil aux propos d'Emmanuel Macron. Elle a ensuite supprimé ce message en raison des commentaires qu'il a suscités. Des réunions sur le sujet doivent avoir lieu tout le mois de septembre, avait encore indiqué Gérald Darmanin lundi.

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