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Budget : les retraités doivent-ils payer pour les autres ?




Budget : les retraités doivent-ils payer pour les autres ?
Une manifestation de retraités, à Paris, le 14 juin 2018.

, publié le mardi 28 août 2018 à 07h00

Le Premier ministre a annoncé que les pensions de retraites ne seraient plus indexées sur l'inflation.

"Un double coup de massue": la faible augmentation des pensions de retraite prévue en 2019 et 2020 par le gouvernement pour faire des économies fait grincer des dents les retraités, déjà très remontés contre la hausse de la CSG.

Dans une interview accordée dimanche 26 août au Journal du Dimanche, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que les pensions de retraites, comme les allocations familiales et les aides personnalisées au logement (APL), ne seraient pas indexées sur l'inflation mais "progresseraient de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 " pour "maîtriser les dépenses publiques".

"Après la hausse de la CSG, on peut dire que c'est un double coup de massue pour les retraités", dénonce Michel Salingue, secrétaire général de la Fédération générale des retraités de la fonction publique. Pour lui, ce sont "les 16 millions de retraités qui vont voir leur pouvoir d'achat baisser de manière considérable".

Mobilisation intersyndicale le 9 octobre

"Cette mesure, c'est juste la continuité de la politique de ce gouvernement", déplore Francisco Garcia, président de l'Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA), estimant qu'"on méprise les retraités".



Au cours des derniers mois, les fédérations de retraités et organisations syndicales sont plusieurs fois descendues dans la rue pour critiquer, d'abord, le report d'octobre 2018 à janvier 2019 de l'indexation des pensions de retraite (mesure de la Loi de finances de la Sécurité sociale 2018), puis la hausse de 1,7 point de CSG, qui touche depuis le 1er janvier 60% des retraités, soit 7,5 millions de personnes.

Dans un communiqué, l'Union confédérale des retraités CGT a appelé à une grande journée de mobilisation intersyndicale, le 9 octobre, pour dénoncer l'indexation des pensions de retraites "au bon vouloir du gouvernement".

Dans tous les rangs de l'opposition, la mesure a également été vivement critiquée. A droite, le vice-président des Républicains (LR), Jean Leonetti, a déploré "un très mauvais choix" du gouvernement. L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande, Michel Sapin, a estimé de son côté qu'on allait "assommer les retraités".

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