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Économies : faut-il geler les prestations sociales ?




Économies : faut-il geler les prestations sociales ?
Une caisse d'allocations familiales à Lille, le 24 février 2018.

, publié le samedi 25 août 2018 à 07h00

Le minimum vieillesse, la prime d'activité et l'allocation adultes handicapés sont d'ores-et-déjà épargnés par l'éventuelle mesure.

Objectif : réaliser des économies. Alors que le gouvernement s'apprête à présenter les arbitrages sur la loi de finances pour le budget 2019, ils pourraient receler de mauvaises surprises pour les bénéficiaires des prestations sociales. Certaines ne vont être qu'en partie ou pas du tout revalorisées en 2019, affirment vendredi 24 août Les Échos.



Les arbitrages, pas encore rendus, devraient être connus d'ici à la fin du week-end.

Toujours selon Les Échos, l'exécutif a définitivement écarté la possibilité d'une suppression des allocations familiales pour les ménages aisés, plusieurs fois mentionnée au début de l'été. Concernant le RSA (revenu de solidarité active), L'Express a évoqué jeudi une lettre de la ministre de la Santé Agnès Buzyn datant de juillet et dans laquelle elle s'oppose à un gel de cette prestation. "Je souhaite que le revenu de solidarité active soit exclu de la liste des prestations sociales dont l'évolution ne suivra pas celle des prix à la consommation", a-t-elle écrit.



"Le Premier ministre annoncera le budget dans les prochains jours mais le programme du président de la République sera respecté, y compris au niveau de la revalorisation des prestations sociales", a affirmé M. Darmanin, interrogé à Cognac (Charente), où il effectuait un déplacement.

Sur France 2, le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, a considéré "scandaleux" ce gel potentiel, mais "dans la logique du gouvernement".

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