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Glyphosate : l'action du gouvernement vous convainc-elle?




Glyphosate : l'action du gouvernement vous convainc-elle?
Nicolas Hulot, le 11 juillet 2017, à Paris

, publié le mardi 14 août 2018 à 07h00

Nicolas Hulot a annoncé le "début d'une guerre" contre les pesticides.

La lourde condamnation du géant agrochimique américain Monsanto, prononcée vendredi 10 août aux Etats-Unis, pour ne pas avoir informé de la dangerosité du Roundup, est-elle un tournant dans la lutte contre le glyphosate? Le gouvernement français s'est en tout cas félicité de cette décision par la voix de Brune Poirson, la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique, pour qui ce "jugement historique "confirme la décision pionnière d'Emmanuel Macron : interdire le glyphosate dans trois ans".

"Le début d'une guerre"

Soulignant que la France était "chef de file dans la mobilisation en Europe contre le glyphosate mais aussi contre les insecticides tueurs d'abeilles", elle a affirmé que le gouvernement s'était "battu pour construire une coalition d'États européens contre le glyphosate pour 10 ans".

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a de son côté choisi des termes forts, évoquant le "début d'une guerre" contre les pesticides. "Nous avons pris une première décision en France mais ce ne doit être que le début d'une guerre que nous devons mener tous ensemble pour réduire massivement les molécules les plus dangereuses", a t-il affirmé.



"Ce jugement, c'est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu (et donc des paysans et des paysannes), et puis par ricochet aussi de ceux qui consomment les produits", a indiqué le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel. Il a rappelé la promesse d'Emmanuel Macron de sortir du glyphosate d'ici 2021. Cela nécessite, selon lui, "des moyens techniques avec la recherche et puis des moyens économiques aussi, car les pesticides, c'est un outil de compétitivité dans la guerre économique".

Le jury d'un tribunal de San Francisco a condamné Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages à Dewayne Johnson. Ce jardinier américain de 46 ans estimait que les produits de Monsanto, et notamment le Roundup qu'il avait vaporisé pendant des années, avaient entraîné son cancer et que la multinationale avait sciemment caché leur dangerosité.

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