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Transports : le réseau ferré français est-il à la hauteur?




Transports : le réseau ferré français est-il à la hauteur?
Des passagers attendent à la gare Montparnasse, le 27 juillet 2018

, publié le jeudi 02 août 2018 à 07h00

Des incidents majeurs ont semé la pagaille dans les transports ferrés de l'Hexagone, en particulier à Paris.

3.000 passagers bloqués dans le métro sous une chaleur "suffocante" et sans informations, trafic vers le sud-ouest paralysé en pleine période de chassé-croisé des vacances, trains de banlieue bondés transformés en étuve... Plusieurs accrocs ont émaillé le transport ferré français en ce mois de juillet.

La RATP a essuyé le feu des critiques au lendemain d'une panne qui a paralysé pendant plus de deux heures le trafic de la ligne 1 du métro, à Paris.

L'incident, qualifié de "rarissime" par la RATP a débuté à 20h10 sur cette ligne entièrement automatisée qui traverse la capitale d'est en ouest et dessert de nombreux sites touristiques (musée du Louvre, Champs-Elysées...). A l'origine de l'avarie, un "problème technique" sur un train qui a paralysé le trafic sur cette ligne actuellement "renforcée", avec un train toutes les 90 secondes, pour faire face à la fermeture pour travaux d'une partie du RER A.

Côté RER, la canicule estivale a éprouvé les usagers de la ligne B, dont certains trains ont été transformés en fournaise, avec des températures avoisinant les 50 degrés.

"Grande fragilité"

Quant aux trains nationaux, la circulation restait encore perturbée à la gare Montparnasse, cinq jours après l'incendie d'un poste électrique alimentant la gare, qui a semé la pagaille et paralysé le trafic vers le sud-ouest du pays. "Ce que cet incident a révélé, c'est une grande fragilité dans l'alimentation électrique de la gare Montparnasse", a déploré la ministre des Transports Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale. "Personne ne peut comprendre une telle fragilité, et le gouvernement ne l'accepte pas", a-t-elle dit.


La ministre a rappelé que le gouvernement avait lancé une mission d'enquête "pour comprendre pourquoi il n'y a pas de solutions de substitution en cas de panne sur un poste de RTE, et surtout pour en tirer les leçons". "Je peux vous assurer que je n'attendrai pas que ça arrive ailleurs, donc c'est l'ensemble des grandes gares qui sera examiné", a-t-elle souligné, précisant qu'elle en attend les résultats dès la fin août.

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