La question du jour :

Affaire Benalla : comprenez-vous le boycott de l'opposition?




Affaire Benalla : comprenez-vous le boycott de l'opposition?
Yael Braun-Pivet (gauche) et Guillaume Larrivé (droite), à l'Assemblée nationale

, publié le vendredi 27 juillet 2018 à 07h00

Il y avait "de l'eau dans le gaz" depuis plusieurs jours. La commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla a explosé jeudi 26 juillet avec le retrait du co-rapporteur Les Républicains de cette "parodie", entraînant derrière lui le reste de l'opposition.

A l'issue d'une nouvelle audition du préfet de police de Paris Michel Delpuech, Guillaume Larrivé s'est dit "contraint de suspendre sa participation à ce qui n'est devenu hélas qu'une parodie".

Le clash était attendu depuis la veille lorsque la majorité avait refusé d'accéder à la liste d'auditions demandée par M. Larrivé, notamment "toute la chaîne hiérarchique" de l'Elysée, jusqu'au secrétaire général Alexis Kohler, et du ministère de l'Intérieur. "Je pose la question: est-ce que l'Elysée souhaite torpiller les travaux de notre commission?", a poursuivi le député qui "pense qu'instruction a été donnée aux députés La République en marche (LREM) pour bâcler la préparation d'un vrai faux rapport".



Prenant la parole dans la foulée, Yaël Braun-Pivet, s'est dite "choquée" par les propos du député sur une majorité "aux ordres de la présidence", rappelant que les auditions et le calendrier des travaux avaient fait l'objet d'un vote la veille. "Nous ne sommes aux ordres de personne", a-t-elle répondu, rappelant que la commission n'aurait pu se créer sans l'accord de la majorité et dénonçant l'attitude de ceux qui voulaient faire de cette commission "une tribune".

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