La question du jour :

Affaire Benalla : l'opposition "cherche" t-elle la crise?




Affaire Benalla : l'opposition "cherche" t-elle la crise?
Christian Jacob (LR) a annoncé une motion de censure contre le gouvernement pour le sommer de "s'expliquer".

, publié le mercredi 25 juillet 2018 à 07h00

Face aux députés La République en marche (LREM), le Premier ministre a accusé l'opposition de "ne pas vouloir la vérité mais la crise".

Près d'une semaine après les premières révélations de "l'affaire Benalla", les premiers personnages de l'Etat se sont mis en ordre de bataille pour contrer le séisme qui ébranle l'Elysée. Soumis au feu des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mardi 24 juillet, Edouard Philippe a également réuni les députés de la majorité de gouvernement en leur expliquant que les oppositions "veulent nuire, nuire au président de la République, nuire au gouvernement, nuire à la majorité.

"Et elles vont feuilletonner pour que la polémique dure le plus longtemps possible", a lancé le patron de Matignon, dénonçant "l'obstruction et l'instrumentalisation politique".

Macron sort du silence, LREM veut "faire bloc"

"Le gouvernement et la majorité doivent y opposer sang-froid, respect des institutions et rappel des faits", a-t-il ajouté en appelant également les députés à "de la solidarité", "quand ça secoue". Le Premier ministre, qui a remercié le groupe "de faire bloc", a par ailleurs indiqué que le président de la République "s'exprimerait le moment venu" sur ce qu'il a appelé une "crise politique, parlementaire et médiatique".

Le soir-même, Emmanuel Macron lui a emboîte le pas, prenant la parole devant les députés LREM à la Maison de l'Amérique Latine. "Ça n'est pas la République des fusibles, la République de la haine", a déclaré le chef de l'Etat, invité surprise devant des élus et plusieurs membres du gouvernement réunis pour un pot de fin de session parlementaire des députés de la majorité LREM-MoDem.



"On ne peut pas être chef par beau temps. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français", a ajouté le président, alors que son silence depuis l'éclatement de l'affaire Benalla lui a été reproché par les oppositions.

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