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Alexandre Benalla : est-ce une "affaire d'État"?




Alexandre Benalla : est-ce une "affaire d'État"?
Emmanuel Macron et Alexandre Benalla, le 20 juin 2017 à Paris.

Orange avec AFP, publié le mardi 24 juillet 2018 à 10h00

Face à la colère et aux accusations de l'opposition, la macronie monte au créneau pour réfuter à l'unisson toute "affaire d'État" sur le cas Alexandre Benalla.

Les vidéos montrant Alexandre Benalla, 26 ans, un proche collaborateur du chef de l'État, en train de frapper et malmener deux manifestants le 1er mai à Paris alors qu'il accompagnait les forces de l'ordre en tant qu'"observateur", ne cessent d'avoir des répercussions : Emmanuel Macron est directement mis en cause, et les débats parlementaires sur sa réforme constitutionnelle ont été renvoyés à la rentrée.

L'opposition dénonce "une affaire d'État", le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon allant même jusqu'à comparer cette affaire avec celle du "Watergate" et accusant le président de "s'organise(r) une milice personnelle".

Lundi, la macronie est monté crescendo au creneau pour réfuter à l'unisson toute "affaire d'État".

"Une affaire d'État, c'est quand il y a de l'opacité, vous avez trois enquêtes ouvertes en moins de quatre jours, ça n'est pas de l'opacité", a défendu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. "Il y a une affaire d'État quand vous masquez les choses, une affaire d'État, c'est l'affaire Boulin, c'est le Rainbow Warrior, c'est l'affaire Cahuzac, quand il y a eu de la dissimulation. Il n'y a pas eu de dissimulation : il y a trois enquêtes ouvertes, une enquête judiciaire, une enquête administrative, deux enquêtes parlementaires".





"Gardons la mesure des mots", a également écrit Manuel Valls sur Twitter, tout en réclamant des "sanctions exemplaires". "Le Parlement joue son rôle à travers ses commission d'enquête et la justice agit en toute indépendance. Mais la mise en cause du président de la République est irresponsable. Nos institutions doivent être préservées et la fonction présidentielle défendue", a ajouté le député apparenté à La République en marche (LREM).

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