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Congrès de Versailles : Macron mène-t-il une politique pour les riches ?




Congrès de Versailles : Macron mène-t-il une politique pour les riches ?
Emmanuel Macron devant le Congrès, à Versailles, le 3 juillet 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 10 juillet 2018 à 07h00

Après les réformes fiscales, et notamment la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), le chef de l'Etat avait été accusé par ses opposants d'être "le président des riches".

Il assure ne pas être "le président des riches".

Lors de son discours annuel devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles (ouest de Paris), lundi 9 juillet, Emmanuel Macron a justifié vouloir défendre "les entreprises" et "non pas les riches", ajoutant qu'il n'aimait "ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges".



"Une politique pour les entreprises, ce n'est pas une politique pour les riches. C'est une politique pour toute la nation, une politique pour l'emploi, une politique pour les services publics", a déclaré le chef de l'Etat français, accusé par ses opposants d'être "le président des riches".

"Si l'on veut partager le gâteau, la première condition est qu'il y ait un gâteau"

"Il est mensonger de vouloir défendre les salariés si l'on ne défend pas les entreprises", a ajouté Emmanuel Macron, justifiant les réformes fiscales mises en place depuis un an par la nécessité de renforcer la compétitivité de la France. Ces réformes, et notamment la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), ont fait l'objet de nombreuses critiques depuis un an, notamment de la part de la gauche, qui la considère trop favorable aux contribuables aisés. Des critiques rejetées par le chef de l'Etat.

"Je n'aime ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges", a-t-il déclaré. Il a soutenu que "la clé d'une économie forte" tenait dans "l'investissement". "Si l'on veut partager le gâteau, la première condition est qu'il y ait un gâteau. Et ce sont les entreprises, rassemblant dirigeants, actionnaires et travailleurs, ce sont les producteurs qui font ce gâteau", a-t-il poursuivi. L'objectif du gouvernement, c'est de "libérer l'investissement en France par une fiscalité adaptée, compétitive, c'est faire revenir dans notre pays les investisseurs étrangers qui l'avaient quitté. L'Etat doit assumer ce choix", a-t-il conclu.

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