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Routes à 80 km/h : selon vous, la mesure sera-t-elle efficace ?




Routes à 80 km/h : selon vous, la mesure sera-t-elle efficace ?
A partir de ce 1er juillet, vitesse maximale autorisée passera de 90 km/h à 80 km/h sur près de 400.000 kilomètres de routes nationales.

Orange avec AFP, publié le samedi 30 juin 2018 à 07h00

Après des mois de controverse, la baisse de la limitation de 90 à 80 km/h sur 400.000 kilomètres de routes à double sens sans séparateur central entre en vigueur ce dimanche 1er juillet.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a déclaré vendredi que l'objectif de la limitation de vitesse à 80 km/h qui entre en vigueur dimanche n'était "pas d'emmerder le monde". "L'objectif, c'est de faire en sorte qu'il y ait moins de morts et moins de blessés graves", a-t-il expliqué, lors d'un déplacement dans un centre de formation des pompiers à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

"On peut vivre avec l'impopularité"

"Chacun peut comprendre, chacun en France a été confronté à ces drames", a-t-il poursuivi.

"Si on travaille en ce moment, c'est pour faire en sorte que vous ayez moins d'interventions" sur la sécurité routière, avait-il déclaré un peu plus tôt à 15 pompiers de Paris, visage perlé de sueur, qui venaient de lui présenter une manœuvre visant à sortir un conducteur bloqué dans sa voiture accidentée.



"Bon alors c'est pas populaire, il faut le reconnaître !", avait ensuite lancé le Premier ministre. "Mais (...) on peut vivre avec l'impopularité" si cela permet de sauver jusqu'à 400 vies par an. "3.500 à 3.600 morts par an, 75.000 blessés par an, dont 25.000 font l'objet de lésions soit cérébrales soit physiques qui seront durables, permanentes et irréversibles, c'est évidemment un constat qui n'est pas acceptable, c'est un coût humain terrifiant", a énoncé le Premier ministre.



"Une décision a été prise il y a quelques années de faire baisser la vitesse de 10 km/h sur le périphérique parisien (...). Depuis que cette mesure a été mise en oeuvre, on a constaté 18% d'accidents en moins", a souligné Edouard Philippe, ajoutant que cette diminution avait été accompagnée d'une "meilleure fluidité de la circulation".

Interrogé sur une éventuelle tolérance des forces de l'ordre dans les premiers temps, le chef du gouvernement a répondu que "la loi est la loi, elle va être appliquée". "Mais j'ai demandé à l'ensemble des forces de gendarmerie et de police de faire de la pédagogie et de l'information dans les premiers jours", a-t-il ajouté.

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