La question du jour:

Faut-il limiter le démarchage téléphonique ?




Faut-il limiter le démarchage téléphonique ?
Un employé d'un centre d'appel à Paris, le 22 avril 2008. (photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le samedi 23 juin 2018 à 07h00

La proposition de loi, qui devait permettre aux Français de dire s'ils souhaitaient être démarchés ou non, a été retoquée à l'Assemblée nationale par les députés de la majorité.

La proposition de loi qui vise à mieux encadrer le démarchage téléphonique a été approuvée, jeudi 21 mai, par l'Assemblée nationale. Mais le problème persiste : si le texte a été approuvé, l'article principal, lui, a été retoqué.



La majorité La République en marche (LREM) s'est opposée, à l'Assemblée nationale à la proposition portée par 63 députés : permettre aux Français de choisir s'ils souhaitent, ou non, être démarchés par téléphone. Le député Les Républicains (LR), Pierre Cordier, à l'initiative de la mesure a estimé que le texte final "n'avait plus aucun intérêt" et il s'est abstenu lors de ce vote en première lecture.

Pour la majorité, la mesure pourrait "pénaliser le démarchage respectueux de la réglementation"

L'élu des Ardennes voulait instaurer en France une obligation de consentement préalable des personnes démarchées, soit l'inverse de ce qui existe actuellement. Depuis 2016, le dispositif Bloctel propose aux particuliers de s'inscrire pour ne plus être dérangés.

Pour la secrétaire d'État, Delphine Gény-Stephann, "sans apporter une réponse efficace à la fraude", la mesure pourrait "pénaliser le démarchage respectueux de la réglementation", a-t-elle justifié, avant de poursuivre : "Les appels téléphoniques intempestifs et répétés constituent une nuisance pour nos concitoyens" et le gouvernement partage "l'objectif de mieux lutter contre ces pratiques".

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