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Crise chez Les Républicains : Wauquiez devait-il limoger Calmels ?




Crise chez Les Républicains : Wauquiez devait-il limoger Calmels ?
Laurent Wauquiez et Virginie Calmels, lors d'un meeting à Arcachon, le 23 novembre 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 19 juin 2018 à 07h00

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a mis fin dimanche aux fonctions de la vice-présidente déléguée, Virginie Calmels, en conflit ouvert avec lui. Il a nommé l'ancien ministre Jean Leonetti à sa place.

Le patron de LR s'est séparé de sa vice-présidente déléguée Virginie Calmels, qui l'avait rejoint l'été dernier lors de sa campagne pour la présidence du parti.

Un épilogue de deux semaines de conflit ouvert avec les critiques sur le "dysfonctionnement" du management du patron de LR formulées par l'adjointe bordelaise d'Alain Juppé.

Virginie Calmels a choisi "l'isolement en attaquant publiquement la feuille de route de notre mouvement, pourtant plébiscitée par les adhérents il y a six mois", s'est justifié lundi le président du parti dans un courriel aux adhérents de LR.

Laurent Wauquiez "impose à la droite une ligne unique qui est en fait identitaire et populiste", a rétorqué Mme Calmels lundi soir sur TF1, jugeant le fameux tract "Pour que la France reste la France", objet de la discorde, "digne du Jean-Marie Le Pen d'il y a trente ans".

Un limogeage soumis à approbation du Conseil national du parti

"Sans le rassemblement, rien n'est possible". En déplacement à Port-Leucate (Aude), Nicolas Sarkozy a réagi lundi à la mise à l'écart de la numéro 2 du parti. "Je me suis inquiétée il y a six mois du rétrécissement de notre famille politique, c'est un danger, une menace pour la droite française", a jugé de son côté Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France.



Valérie Pécresse, dont le mouvement est devenu associé à LR en janvier lors d'un Conseil national houleux, réunira les cadres de son mouvement dimanche près d'Orléans. Libres!, ouvert tant aux adhérents qu'aux non-adhérents de LR, revendique un millier d'élus.

Selon les statuts du parti, la décision de nommer un nouveau vice-président délégué doit être soumise à l'approbation du Conseil national. Ce point devrait être à l'ordre du jour du Conseil national le 30 juin à Menton.

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