La question du jour:

Faut-il interdire les portables pour les enseignants ?




Faut-il interdire les portables pour les enseignants ?
"Ce sujet est à discuter, le ministre pourra s'exprimer". (Photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le jeudi 07 juin 2018 à 07h00

Un amendement du groupe La République en Marche (LREM) suggère d'étendre l'interdiction du téléphone portable à l'ensemble de la "communauté éducative".

Après les élèves, les enseignants ? Promis par le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, la proposition de loi sur l'interdiction du téléphone portable à l'école et au collège, est examinée par l'Assemblée nationale jeudi 7 juin. Et si l'interdiction s'étendait aux enseignants ? C'est l'objectif d'un amendement déposé par un groupe de députés La République en Marche.





Au nom de "l'exemplarité", "ce sujet est à discuter, le ministre pourra s'exprimer", a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse l'orateur du groupe, Cédric Roussel. Cependant, la rapporteure Cathy Racon-Bouzon (LREM) a déclaré être contre cette extension jugeant que les adultes doivent "pouvoir répondre aux situations d'urgence" notamment en matière de sécurité.

Un argument que confirme le quotidien Les Echos : "Appliqué à la lettre, il interdirait en effet aux directeurs d'école et chefs d'établissement d'avoir un téléphone portable, alors même que celui-ci est explicitement prévu dans les directives du ministère de l'Education nationale, en cas d'attentat par exemple".

Environ la moitié des collèges ont déjà inscrit l'interdiction dans leur règlement

Le chef de file des députés marcheurs, Richard Ferrand, a salué cet interdiction pour les élèves en estimant que "quand, dans une cour, vous voyez des jeunes gens côte à côte fixés sur leurs portables, que ces portables vont amplifier parfois des attitudes de harcèlement, de disputes entre les jeunes", cela "rompt le lien de convivialité ou de partage".

Un avis que partage le nouveau secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement, Philippe Vincent. Pour lui, "nous étions partisans d'un passage par la voie législative car cela sécurise le processus".

Environ la moitié des collèges ont déjà inscrit dans leur règlement l'interdiction du portable en classe voire dans la totalité ou une partie de la cour de récréation, affirme-t-il. La loi "contraindra l'ensemble des collèges à se positionner là-dessus et servira de point d'appui pour réduire" les perturbations causées par les portables, ajoute le représentant.

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