La question du jour :

L'audiovisuel public a-t-il besoin d'être transformé ?




L'audiovisuel public a-t-il besoin d'être transformé ?
Des rapprochements qui devraient permettre de réaliser des économies. (Photo d'illustration)

, publié le mardi 05 juin 2018 à 07h00

La réforme vise, selon la ministre de la Culture, à répondre aux nouveaux usages.

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a lancé lundi 4 juin la réforme de l'audiovisuel public. Sont concernés par la réforme, les six groupes de l'audiovisuel public, à savoir : France Télévisions, Radio France, l'Ina, France Médias Monde, TV5 Monde et Arte France qui emploient près de 17.000 personnes en France.





Visant à répondre aux nouveaux usages (montée en puissance des programmes à la demande, de la SVOD, du numérique...), la réforme s'inscrit dans une volonté de création de synergies entre les groupes.

Rapprochement des groupes

Des rapprochements qui devraient permettre de réaliser des économies, chiffrées entre 250 et 500 millions d'euros d'ici 2022, selon la presse. Sans donner de chiffres précis, l'entourage du ministère a indiqué qu'"un cadrage budgétaire avait été donné aux sociétés et qu'il serait communiqué dans les prochains jours".

Pour les offres, les groupes vont lancer une nouvelle plateforme de décryptage des fausses ainsi qu'une plateforme commune autour de la culture et une offre d'éducation grand public.

Du côté de France Télévisions, le groupe devra libérer "au moins le canal hertzien" de sa chaîne jeunesse France 4. Une réflexion sur un éventuel basculement au tout-numérique de France Ô va également être lancée. Enfin, des matinales communes France Bleu/France 3 seront testées dans deux régions à la rentrée.

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