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Vitesse limitée à 80 km/h : le gouvernement doit-il céder ?




Vitesse limitée à 80 km/h : le gouvernement doit-il céder ?
Une route limitée à 80 km/h en Haute-Saône.

Orange avec AFP, publié le samedi 19 mai 2018 à 07h00

La limitation de la vitesse à 80km/h, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, divise jusqu'au sein du gouvernement.

Edouard Philippe a réaffirmé vendredi 19 mai être "prêt à assumer" l'"impopularité" de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, soulignant que "l'ensemble du gouvernement (était) mobilisé" sur cette mesure, après le "joker" du ministre de l'Intérieur.

Interpellé sur cette limitation lors d'une réunion publique la veille, Gérard Collomb avait répondu "je prends un joker sur la question", enchaînant avec la question suivante. Le Premier ministre a réagi en soulignant que "le gouvernement dans sa globalité a choisi et assume ce choix" et "est mobilisé sur cette mesure".

"Quand on a l'honneur d'exercer des responsabilités publiques, il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaire et de bonnes décisions qui rendent impopulaire", a-t-il estimé lors d'un déplacement à Strasbourg.

Une mesure en vigueur à partir du 1er juillet

"Lorsque nous avons débattu de cette mesure au sein du gouvernement, nous avons évidemment identifié le fait que la prendre serait susceptible de poser dans la population française des questionnements, des interrogations, des critiques, peut-être même à certains égards des agacements, voire de la colère. Nous en étions parfaitement conscients", a-t-il déclaré.



"Je sais évidemment pouvoir compter sur l'engagement du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur pour faire en sorte que cette décision du gouvernement soit mise en oeuvre dans d'excellentes conditions", au 1er juillet, a-t-il ajouté, rappelant qu'il avait souligné ce point, "avec le ministre de l'Intérieur", devant les préfets.

Le gouvernement a décidé de limiter la vitesse à 80 km/h contre 90 actuellement sur les routes secondaires, sans séparateur central, dès le 1er juillet, au grand dam de certaines associations et de conducteurs dont la grogne ne faiblit pas.

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