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Nucléaire iranien : êtes-vous surpris par la décision de Donald Trump ?




Nucléaire iranien : êtes-vous surpris par la décision de Donald Trump ?
Donald Trump s'est exprimé depuis la Maison-Blanche ce mardi 8 mai.

Orange avec AFP, publié le mercredi 09 mai 2018 à 07h00

Donald Trump a annoncé mardi le retrait total des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien, optant pour une option dure ouvertement regrettée par ses alliés européens et dénoncée avec force par Téhéran.

Quinze mois après son arrivée au pouvoir, le 45e président des Etats-Unis a décidé, comme il l'avait promis en campagne, de sortir de cet accord emblématique conclu en 2015 par son prédécesseur démocrate Barack Obama après 21 mois de négociations internationales acharnées. "J'annonce aujourd'hui que les Etats-Unis vont se retirer de l'accord nucléaire iranien", a-t-il déclaré dans une allocution télévisée depuis la Maison Blanche, faisant craindre une montée des tensions au Moyen-Orient.



Le président septuagénaire a annoncé le rétablissement des sanctions contre la République islamique qui avaient été levées en contrepartie de l'engagement pris par l'Iran de ne pas se doter de l'arme nucléaire. "Aujourd'hui, nous avons la preuve définitive que la promesse iranienne était un mensonge", a-t-il martelé. C'est déjà au nom de son slogan "America First", sur lequel il a été élu, que le président de la première puissance mondiale avait remis en cause plusieurs engagements multilatéraux des Etats-Unis, avec au premier rang, l'accord de Paris sur le climat.

"Regrets" de l'UE
Mais les signataires de l'accord ont immédiatement exprimé leur désaccord. "La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine de sortir de l'accord nucléaire" iranien a déclaré sur Twitter le président français Emmanuel Macron. Ce dernier a ajouté que ces pays travailleraient "collectivement" à un accord plus large couvrant "l'activité nucléaire, la période après 2025, les missiles balistiques et la stabilité au Moyen-Orient, en particulier en Syrie, au Yémen et en Irak". "Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu", a-t-il ajouté.

Exprimant son inquiétude, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé les six autres signataires de l'accord à "respecter pleinement leurs engagements", Ces derniers avaient défendu jusqu'au bout ce compromis qu'ils jugent "historique", soulignant que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a régulièrement certifié le respect par Téhéran des termes du texte censé garantir le caractère non-militaire de son programme nucléaire. En janvier, l'ancien magnat de l'immobilier avait lancé un ultimatum aux Européens, leur donnant jusqu'au 12 mai pour "durcir" sur plusieurs points ce texte signé par Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne).

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