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Réforme de la SNCF : Edouard Philippe a-t-il raison de ne pas céder?




Réforme de la SNCF : Edouard Philippe a-t-il raison de ne pas céder?
Edouard Philippe a rencontré tour à tour les syndicats de cheminots à Matignon, ce lundi 7 mai 2018.

Orange avec AFP, publié le mardi 08 mai 2018 à 07h00

Le Premier ministre a rencontré les syndicats ce lundi, annonçant que la réforme ferroviaire "ne changera pas fondamentalement", mais concédé que ce texte "peut être encore finalisé".

Pour la première fois depuis le début de la grève, Edouard Philippe a rencontré ce lundi les syndicats de cheminots, une main "tendue, mais ferme" selon Matignon qui entend discuter de la dette, sans toucher à la réforme.



Le Premier ministre a annoncé de "nouvelles discussions" fin mai à Matignon, avant l'examen de la réforme au Sénat, à ses premiers interlocuteurs de l'Unsa, selon Luc Bérille, secrétaire général du syndicat. Au deuxième syndicat de la SNCF, vont succéder des délégations CGT, CFDT, SUD-Solidaires, puis FO, toutes accompagnées de leurs responsables confédéraux.

Plus tard dans la journée, le patronat du rail, la direction de la SNCF, des associations d'usagers et des représentants des régions seront successivement reçus par Édouard Philippe et Élisabeth Borne, la ministre des Transports.

Trois points de la réforme "non-négociables"
Les syndicats de cheminots, en grève depuis un mois contre une réforme qu'ils jugent inutile et stigmatisante, font face à un gouvernement qui ne dévie pas de son objectif initial. "Nous ne reviendrons pas sur l'ouverture à la concurrence, nous ne reviendrons pas sur la réorganisation de l'entreprise et sur la fin du recrutement au statut", répète à l'envi Édouard Philippe. Ces trois sujets ne sont "pas négociables", car "c'est ce qui fera le succès du service public ferroviaire demain", a insisté dimanche sur BFMTV le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

Du côté du gouvernement, on insiste sur le caractère "indispensable" de la réforme, adoptée mi-avril en première lecture à l'Assemblée. "L'approche du Premier ministre n'a pas changé : sa main est tendue, mais elle reste ferme", explique-t-on à Matignon. Édouard Philippe a rappelé "qu'il ne reviendrait pas sur les grands axes de cette réforme, mais qu'il restait encore des éléments à préciser d'ici l'examen du texte au Sénat, le 23 mai, notamment au sujet du modèle économique de la SNCF et de sa dette". L'État s'est engagé à reprendre progressivement, à partir de début 2020, une partie de la dette de SNCF Réseau, qui atteignait 46,6 milliards d'euros fin 2017 et continue de s'alourdir.

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