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Nouvelle-Calédonie : Macron doit-il prendre position sur le référendum?




Nouvelle-Calédonie : Macron doit-il prendre position sur le référendum?
Emmanuel Macron lors de son arrivée à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, le 3 mai 2018.

Orange avec AFP, publié le vendredi 04 mai 2018 à 07h00

Le président français Emmanuel Macron est arrivé ce jeudi en Nouvelle-Calédonie pour une visite sensible, 30 ans après de sanglants événements sur cet archipel français du Pacifique et à six mois de l'organisation d'un référendum sur l'indépendance.

Un référendum sur lequel le président de la République a choisi de ne pas "prendre position". Selon Florian Philippot, le président du mouvement "Les Patriotes", il faut "que la Nouvelle-Calédonie fasse le choix clair, réaffirmé, de la France".

Le leader des Patriotes estime 'hallucinant" qu'Emmanuel Macron choisisse "de ne pas prendre parti dans ce référendum" : "C'est hallucinant, je suis très surpris d'apprendre cela. Que le président de la République n'appelle pas ses compatriotes à rester au sein de la République française", a expliqué Florian Philippot au micro Franceinfo.



Le président français, qui vient de passer trois jours en Australie pour renforcer "la relation stratégique" avec ce continent, doit rester jusqu'au 5 mai sur l'île, surnommée "Le Caillou", où sa visite suscite des remous. Une partie de la population refuse notamment que le président français aille se recueillir devant un monument en hommage à des militants indépendantistes kanaks tués il y a trente ans par des militaires français.

Un sondage publié mercredi donne le "non" à l'indépendance largement gagnant
Après les vives tensions indépendantistes des années 1980, des accords avaient été conclus entre Paris et Nouméa pour accorder une large autonomie à l'île, française depuis 1853. En 1998, l'accord de Nouméa avait instauré un processus progressif de décolonisation avec l'organisation d'un référendum d'autodétermination, qui se tiendra le 4 novembre.

À six mois du scrutin, un sondage publié mercredi donne le "non" à l'indépendance largement gagnant, avec 59,7% des personnes interrogées opposées à l'indépendance contre 22,5% qui la soutiennent et 17,8% d'indécis. Une éventuelle indépendance de la France serait une première depuis celle de Djibouti (1977) et du Vanuatu (1980), ex-Condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides, voisin de la Nouvelle-Calédonie.

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