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Violences du 1er mai à Paris : le gouvernement est-il responsable ?




Violences du 1er mai à Paris : le gouvernement est-il responsable ?
Des dégradations ont été commises lors du défilé du 1er mai 2018 à Paris.

Orange avec AFP, publié le mercredi 02 mai 2018 à 07h00

Des affrontements ont éclaté mardi 1er mai peu après le départ de la manifestation entre des individus cagoulés venus en nombre et les forces de l'ordre.

Restaurant McDonald's saccagé, concession Renault abîmée, voitures brûlées... La manifestation parisienne a été largement perturbée par de nombreux militants d'extrême gauche, appelés les "Black blocs".

Face aux affrontements et dégradations, les forces de l'ordre ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et deux lanceurs d'eau.

De nombreuses personnalités politiques ont dénoncé les violences commises. Les principaux leaders de la droite et du FN s'en sont pris au gouvernement après ces violences. Le syndicat Unsa police a déploré dans un communiqué qu'aucune "interpellation en amont" n'ait eu lieu.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a quant à lui critiqué la gestion par les autorités des débordements et réclamé des explications au préfet de police et au ministre de l'Intérieur. C'est à eux "de prendre les mesures pour que de telles choses ne se passent pas", a-t-il déclaré.

"Éviter qu'il y ait des blessés voire des morts"

"Les collègues ont vu les Black Blocs se rassembler sur le pont d'Austerlitz et on les a laissés se regrouper. Aucune consigne n'a été donnée", a dénoncé Johan Cavalerio, délégué national du syndicat Alliance, sur RTL.

"Quand les exactions ont commencé, il y avait au moins un millier de personnes entre eux (les Black Blocs, ndlr) et les forces de l'ordre. On ne pouvait pas intervenir", a expliqué le préfet de police. "Nous voulions éviter à la fois parmi les manifestants, mais aussi parmi les forces de l'ordre, qu'il y ait des blessés voire des morts", a défendu de son côté le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Près de 200 "Black blocs" ont été interpellés, selon la préfecture de police, qui a également mentionné six autres interpellations, pour port d'arme prohibé ou jets de projectiles.

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