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Les voitures-radars privées vous inquiètent-elles ?




Les voitures-radars privées vous inquiètent-elles ?
Le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe présente les voitures privées équipées de radars à Évreux, le 24 février 2017.
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Orange avec AFP, publié le mardi 24 avril 2018 à 07h00

Des associations d'automobilistes critiquent vivement cette externalisation du contrôle des excès de vitesse.

Les premières voitures privées équipées de radars ont commencé à flasher les automobilistes en excès de vitesse lundi dans l'Eure. Le dispositif devrait être étendu progressivement au reste du territoire jusqu'à 2020.

Cinq voitures vont être mises en service dans un premier temps, puis 26 au total sur la Normandie, dès cet été. A partir de 2019 et jusqu'en 2020, le dispositif sera déployé sur toute la France métropolitaine, avec "l'objectif d'avoir 383 véhicules opérationnels", selon la délégation interministérielle à al sécurité routière. Actuellement affectées aux gendarmes et aux policiers, ces voitures vont progressivement être transférées au privé, même si elles resteront propriété de l'État.


L'idée est "d'augmenter la capacité de flasher", a précisé le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe. L'objectif assigné aux sociétés privées sera en effet d'opérer huit heures par jour, tous les jours, y compris les jours fériés et la nuit, alors que le temps d'utilisation quotidien de ces véhicules est aujourd'hui de une heure et demie, selon la délégation. 

Mais il n'y aura "pas de rétribution au nombre de flashs", a assuré M. Barbe. "On rémunère la société uniquement pour conduire sur les itinéraires prévus par l'État. La rémunération est fondée uniquement sur le nombre de kilomètres à parcourir sur un mois donné", a souligné M. Barbe. Si la société effectue plus d'heures que demandé, elle "devra payer une lourde pénalité", précise l'État dans un communiqué. "L'objectif n'est pas de gagner de l'argent", a assuré le M. Sécurité routière. 


Le système est expérimenté depuis début 2017 dans l'Eure mais les voitures radars n'y circulaient jusqu'à présent qu'à blanc, sans flasher. Près de 50.000 km ont été parcourus lors de ces essais soit 900 heures de "roulage", selon l'État. Les véhicules radars confiés au privé sont équipés de caméras posées sur les plages avant et arrière qui permettent de détecter automatiquement la vitesse maximum autorisée. Ils ne circuleront en effet qu'avec leur chauffeur à bord, alors qu'actuellement un fonctionnaire conduit tandis que l'autre relève la vitesse maximum autorisée.

L'annonce de cette externalisation avait fait l'objet de vives critiques, notamment par l'association 40 millions d'automobilistes, qui a depuis déposé un recours contre les radars embarqués privés. L'association estime que cette "privatisation des radars embarqués" n'a "d'autre but que de générer d'importants revenus pour l'État". La Ligue de défense des conducteurs de son côté affiche plus de 427.000 signatures à sa pétition contre cette externalisation.

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