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Le recours aux radars privés embarqués vous convainc-t-il ?




Le recours aux radars privés embarqués vous convainc-t-il ?
Un radar embarqué à côté de Poitiers, le 7 janvier 2004.
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Orange avec AFP, publié le samedi 21 avril 2018 à 07h00

Les radars privés embarqués seront opérationnels sur les routes de Normandie dès lundi. Le dispositif est contesté par de nombreuses associations.

Les premières voitures privées équipées de radars vont commencer lundi 23 avril dans l'Eure à flasher les automobilistes en excès de vitesse, un dispositif contesté par certaines associations, qui sera étendu à toute la France métropolitaine d'ici à 2020, a annoncé vendredi 20 avril la Sécurité routière.

"Le système va commencer à fonctionner lundi sur les routes de l'Eure avec cinq véhicules qui vont commencer à flasher", a expliqué Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière lors d'une conférence de presse à la préfecture à Évreux.



Il sera progressivement étendu à la Normandie avec 26 véhicules. L'objectif est que ces véhicules soient "opérationnels à l'été" pour la région, a précisé la délégation interministérielle. À partir de 2019 et jusqu'en 2020, le dispositif sera déployé sur toute la France métropolitaine, avec "l'objectif d'avoir 383 véhicules opérationnels", selon la même source. Actuellement affectées aux gendarmes et aux policiers, ces voitures vont progressivement être transférées au privé, même si elles resteront propriété de l'État.

"L'objectif n'est pas de gagner de l'argent"

L'idée est "d'augmenter la capacité de flasher", a précisé Emmanuel Barbe. Mais il n'y aura "pas de rétribution au nombre de flashs", a-t-il assuré. "On rémunère la société uniquement pour conduire sur les itinéraires prévus par l'État. La rémunération est fondée uniquement sur le nombre de kilomètres à parcourir sur un mois donné", a-t-il ajouté. Si la société effectue plus d'heures que demandé, elle "devra payer une lourde pénalité", précise l'Etat dans un communiqué. "L'objectif n'est pas de gagner de l'argent", a assuré le délégué interministériel.



Les véhicules radars confiés au privé sont équipés de caméras posées sur les plages avant et arrière qui permettent de détecter automatiquement la vitesse maximum autorisée. Ils ne circuleront en effet qu'avec leur chauffeur à bord, alors qu'actuellement un fonctionnaire conduit tandis que l'autre relève la vitesse maximum autorisée.

L'annonce de cette externalisation avait fait l'objet de vives critiques, notamment par l'association 40 millions d'automobilistes qui a depuis déposé un recours contre les radars embarqués privés. Le Conseil d'Etat a confirmé vendredi le dépôt de ce recours dont la date d'audience n'est pas encore fixée. L'association estime que cette "privatisation des radars embarqués" n'a "d'autre but que de générer d'importants revenus pour l'Etat". La Ligue de défense des conducteurs de son côté affiche plus de 427.000 signatures à sa pétition contre cette externalisation.

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