La question du jour:

Une seconde journée de solidarité serait-elle "injuste" ?




Une seconde journée de solidarité serait-elle "injuste" ?

La France comptait 2,1 millions de citoyens âgés de 85 ans et plus en 2017, contre 1,5 million en 2005. (Illustration)

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Orange avec AFP, publié le mardi 17 avril 2018 à 07h00

Évoquée par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, l'idée d'une deuxième journée de solidarité a été jugée "intéressante" dimanche soir par le président Emmanuel Macron. La CFDT s'inquiète d'une baisse du pouvoir d'achat pour les salariés.

D'après l'Insee, la France comptait 2,1 millions de citoyens âgés de 85 ans et plus en 2017, contre 1,5 million en 2005.

Leur nombre grimperait à 5 millions en 2050. L'augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes impose de "trouver un nouveau financement", a expliqué la semaine dernière sur BFMTV Agnès Buzyn. Parmi les pistes évoquées par la ministre des Solidarités et de la Santé : une deuxième journée de solidarité.

Interrogé sur cette hypothèse dimanche soir lors de son grand oral sur BFMTV, RMC et Mediapart, Emmanuel Macron a jugé cette piste "intéressante"."Je ne suis pas contre, il faut le regarder", a-t-il dit.



La "journée de solidarité" envers les personnes âgées, travaillée mais non payée aux salariés, a été décidée par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, après la canicule de l'été 2003 qui avait fait 15.000 morts en France. Elle a rapporté 2,37 milliards d'euros en 2017, dont 1,42 milliard pour les personnes âgées et 946 millions pour les personnes handicapées, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).

"INJUSTE ET LOIN D'ÊTRE À LA HAUTEUR DES ENJEUX"

Une piste à laquelle s'oppose la CFDT. "C'est injuste et loin d'être à la hauteur des enjeux", a réagi lundi 16 avril le syndicat dans un communiqué.



"L'effort de financement nécessaire ne peut être supporté exclusivement par les salariés", a ajouté le premier syndicat du secteur privé, qui considère que "cela équivaudrait à une baisse de pouvoir d'achat de 0,3%". La centrale a appelé le gouvernement à "arrêter les bricolages sur le financement de la protection sociale".

"S'agissant d'un risque universel, la CFDT considère qu'il doit être financé principalement par des impôts affectés reposant sur tous les revenus (et notamment sur toutes les successions) à l'instar de la CSG", a-t-elle plaidé.

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