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Dépendance : soutenez-vous une deuxième journée de solidarité ?




Dépendance : soutenez-vous une deuxième journée de solidarité ?
Des personnes âgées en Ehpad à Lens le 4 décembre 2013.

Orange avec AFP, publié le samedi 14 avril 2018 à 07h00

Invitée sur le plateau de BFMTV jeudi matin, la ministre des Solidarités et de la Santé a évoqué les pistes à l'étude pour financer la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Parmi ces pistes, une deuxième journée de solidarité active.

Pour financer la dépendance, une deuxième journée de solidarité active est envisagée, c'est en tout cas ce qu'a évoqué la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn sur le plateau de BFMTV jeudi 12 avril.

La ministre a rappelé que l'ancien Premier ministre "Jean-Pierre Raffarin avait inventé la journée de solidarité active, le lundi de Pentecôte" et qu'"on pourrait imaginer avoir deux lundis de Pentecôte travaillés", ajoutant qu'elle n'avait "pas envie de donner (son) opinion" sur cette option. "Je souhaiterais qu'il y ait un débat sociétal, avec notamment les élus", a-t-elle poursuivi, affirmant qu'elle entendait "proposer une solution d'ici la fin de l'année".

2,37 milliards de recettes en 2017

Instaurée en 2004, à la suite de la canicule de l'été 2003 qui a causé la mort de 15.000 personnes, la journée de solidarité active est une journée de travail supplémentaire destinée au financement d'actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées. La loi définit deux principes : une journée de sept heures de travail non rémunérée pour les salariés et une contribution pour les employeurs. En 2017, les recettes de la journée de solidarité active devaient s'établir à 2,37 milliards d'euros, selon les prévisions de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Près de 60% (1,42 milliard) devaient être destinés à l'aide aux personnes âgées.

Les autres pistes

Parmi les autres pistes évoquées pour financer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, les assurances privées, mais "je ne suis pas trop favorable au modèle assurantiel", a précisé Agnès Buzyn. Elle a aussi suggéré "des pistes via l'Ondam", c'est-à-dire les dépenses d'assurance-maladie, qui consisteraient à "mélanger la partie dépendance et la partie soins dans une seule enveloppe", au lieu des "enveloppes séparées" financées respectivement par les départements et la Sécurité sociale.

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