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Scandale Facebook : envisagez-vous de supprimer votre compte ?




Scandale Facebook : envisagez-vous de supprimer votre compte ?
Capture d'écran montrant le logo de l'application Facebook.
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Orange avec AFP, publié le vendredi 06 avril 2018 à 07h00

Facebook a estimé mercredi 4 avril que 87 millions de personnes dans le monde seraient concernées par le siphonnage des données personnelles par la société britannique Cambridge Analytica.

Le réseau social Facebook a revu mercredi 4 avril à la hausse, à quelque 87 millions, le nombre d'utilisateurs dont les données ont été récupérées à leur insu par la firme Cambridge Analytica. "Au total, nous pensons que les informations Facebook de 87 millions d'utilisateurs, la plupart aux Etats-Unis, ont pu être partagées de façon indue avec Cambridge Analytica", a écrit le groupe, qui évoquait jusque-là environ 50 millions d'usagers affectés.

La fuite de données concerne pour sa grande majorité les États-Unis. Toutefois, de nombreux autres pays sont concernés. Ainsi, les données de 211 667 comptes d'utilisateurs français auraient été collectées illégalement par Cambridge Analytica, selon une source proche de l'entreprise citée par plusieurs médias français.

Embauchée par Donald Trump en vue de la course à la présidentielle

Le réseau aux plus de deux milliards d'utilisateurs est empêtré dans ce scandale depuis plus de deux semaines. La firme Cambridge Analytica a récupéré, via un questionnaire psychologique auquel ont répondu 270.000 personnes, les données de 87 millions -selon le nouveau chiffre annoncé par Facebook- de leurs amis, en 2014. Cela a permis à la société britannique de se constituer une précieuse base de données avant d'être embauchée par l'équipe de campagne de Donald Trump.

À l'époque, les applications autorisées par une personne avaient accès aux données de ses amis, ce qui explique le très grand nombre de personnes affectées au final. Cette option a été supprimée en 2014, mais le PDG Mark Zuckerberg a reconnu que le réseau social devait mieux contrôler lui-même l'usage des données par les applications tierces. Le patron de Facebook s'expliquera mercredi 11 avril devant le Congrès américain.

Depuis ces révélations, qui font l'objet d'enquêtes et de plaintes des deux côtés de l'Atlantique, le groupe est cloué au pilori et ne cesse de communiquer pour promettre davantage de transparence.

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