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Dose de proportionnelle aux législatives : êtes-vous pour ?




Dose de proportionnelle aux législatives : êtes-vous pour ?
Le Premier ministre Édouard Philippe le 4 avril 2018 à l'hôtel de Matignon à Paris.

Orange avec AFP, publié le jeudi 05 avril 2018 à 07h00

Baisse de 30% du nombre de parlementaires, 15% de proportionnelle aux législatives, et une adoption prévue en 2019. Edouard Philippe a annoncé mercredi 4 avril les arbitrages sur la réforme emblématique des institutions promise par Emmanuel Macron.

Elle suscite déjà de vives critiques, notamment l'instruction d'une dose de proportionnelle dans les élections législatives : une mauvaise idée pour les uns, une trop petite dose pour les autres.

Après des semaines de tractations entre majorité et opposition, et avec l'espoir d'un accord avec le Sénat, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté cette "nouvelle ambition" pour les institutions, lors d'une brève allocation à Matignon. Parmi les sujets les plus scrutés, la "dose" de proportionnelle a été fixée à 15% pour les législatives à compter de 2022. Le MoDem, principal allié du gouvernement, poussait pour un quart des députés élus selon ce mode de scrutin. Ce sera donc 10% de moins. Le projet global présenté n'est qu'"un point de départ" et il y aura "beaucoup de choses à améliorer" lors du débat parlementaire, a aussitôt fait savoir le président du parti centriste, François Bayrou.





15%, c'est "une aumône à la démocratie", a tweeté la présidente du FN Marine Le Pen. "C'est plus qu'un chiffre symbolique, c'est quasiment rien", a critiqué dans les couloirs de l'Assemblée l'Insoumis Eric Coquerel. "Une fois de plus, sous couleur de modernité, un nouvel abaissement du Parlement", a renchéri sur Twitter le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.



"Introduire une dose de proportionnelle remet en cause la stabilité de nos institutions", a plaidé sur Twitter le porte-parole du parti Les Républicains Damien Abad.



"Cette reforme institutionnelle présentée par Édouard Philippe va réduire le lien entre les élus et les citoyens. C'est une loi antiparlementariste qui va concentrer le pouvoir de l'exécutif", a tweeté Stéphane Le Foll.

Et le patron des députés LR Christian Jacob, opposé à toute dose de proportionnelle, a lâché dans l'hémicycle après une question offensive de Bruno Bilde (FN) sur le terrorisme : "Avec la proportionnelle, vous en aurez une centaine comme ça !"

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