La question du jour :

Stationnement : faut-il faire payer les deux-roues ?




Stationnement : faut-il faire payer les deux-roues ?
Un scooter garé sur un trottoir de Paris (illustration).

, publié le mardi 03 avril 2018 à 07h00

Le coût du stationnement sera d'environ un tiers par rapport à celui des voitures.


Le stationnement des motos et scooters
sera payant à partir de mardi 3 avril dans deux communes du Val-de-Marne, à Vincennes et Charenton-le-Pont. "Ce n'est pas une mesure anti-deux-roues", insiste la maire de Vincennes, Charlotte Libert-Albanel (UDI).

Rendue possible par la décentralisation de la gestion du stationnement, confiée aux mairies depuis le 1er janvier, elle vise à assurer "l'équité" entre les deux -et trois- roues, et les voitures.



A Vincennes, où la Fédération française des motards en colère est venue manifester à deux reprises ces dernières semaines, 800 places ont été aménagées pour les scooters et motos, "de plus en plus nombreux", explique Mme Libert-Albanel: "il semblait assez normal de les faire contribuer".

Mieux maîtriser le stationnement des deux roues

Le coût du stationnement sera d'environ un tiers par rapport à celui des voitures, "proportionnel" à la taille d'un emplacement deux-roues par rapport à un emplacement voitures.

Pour deux heures de stationnement, les scooters ou motos devront par exemple s'acquitter de 1,50 euros - contre 4,40 euros pour les automobilistes - ou risquer une amende de 12 euros. Des tarifs résidentiels seront également disponibles.

La mairie de Charenton-le-Pont indique sur son site avoir pour sa part voulu répondre à une demande de ses administrés, "qui souhaitaient des actions concrètes" pour mieux maîtriser le stationnement des deux roues qui "depuis trop d'années, empiètent sur les espaces réservés aux piétons".

A Paris, où 96.000 deux-roues circulent par jour, la question du stationnement payant "n'est pas d'actualité", affirme Christophe Najdovski, adjoint aux transports de la maire Anne Hidalgo. Mais la mairie veut mettre fin à "l'incivilité" du stationnement sur les trottoirs, qu'il faut "sanctuariser" pour les piétons, ajoute-t-il.

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